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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 22 febbraio 2004
di Hugh Griffiths e Nerma Jelacic ("IWPR", 22 febbraio 2004) -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
30.10.05 17:50

 
 
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comment les amis de karadzic trouvent refuge à belgrade
 
Ljuban Ecim, un ancien responsable de haut rang des services de sécurité de la Republika Srpska de Bosnie, qui a fui la Bosnie le mois dernier après le raid des forces internationales pour arrêter les membres du réseau de soutien à Radovan Karadzic, se trouverait à Belgrade
 
Selon nos sources, Ljuban Ecim fait profil bas dans la capitale serbe, où l’on pense qu’il est sous la protection de ses amis des milieux interlopes.
Plusieurs anciens associés de Karadzic résident maintenant à Belgrade, ce qui donne du poids aux affirmations de Carla del Ponte, la procureure en chef du TPI, qui affirme que l’ancien dirigeant serbe pourrait lui aussi se cachait dans la capitale serbe.
La connexion Karadzic-Belgrade est revenue sur le devant de la scène internationale le 12 février dernier, quand Carla del Ponte a insisté sur le fait que le suspect le plus recherché se trouverait à Belgrade. La capitale serbe serait toujours « un refuge sûr pour les fugitifs ». Les affirmations de Carla Del Ponte n’ont pas reçu confirmation, et des responsables à Belgrade les ont farouchement démenti.
Depuis longtemps déjà, le TPI pense que les partisans de Karadzic utilisent la Serbie et sa capitale comme base pour leurs activités. « Le réseau de Karadzic travaille dans toute la Serbie, tout comme les groupes de soutien aux quinze autres inculpés qui vivent aussi dans le pays », affirme Florence Hartmann, la porte-parole de La Haye, qui fait référence à Karadzic, Mladic et d’autres suspects importants.
Les autorités internationales en Bosnie voient dans Ljuban Ecim, un homme de 40 ans, une figure importante du cercle de Karadzic. Celui-ci fut mis sur la liste noire de l’Union européenne en juin dernier et les USA l’ont également ajouté à leur liste noire le 9 février. En Bosnie, le Haut représentant Paddy Ashdown a ordonné que ses comptes bancaires soient gelés.
Un autre représentant international à Sarajevo a déclaré qu’Ecim demeurait un pion essentiel du réseau des alliés de Karadzic. « Ecim continue à fournir un soutien à Karadzic grâce à un cercle d’agents secrets en Bosnie ». Ecim serait l’un des deux cerveaux de ce réseau qui rendait compte à l’ancien parti de Karadzic, le Parti démocratique serbe de Bosnie (SDS).
Paddy Ashdown a justifié la décision de mettre Ecim sur la liste noire en termes semblables, disant qu’il s’agissait d’une action visant à démanteler un réseau criminel de soutien à Karadzic et à d’autres inculpés.

La carrière de Ljuban Ecim
Ecim a travaillé au début des années 1990 à Banja Luka dans les services de sécurité de l’État. Pendant la guerre de 1992 à 1995, il commandait une unité de police paramilitaire bosno-serbe au nord-ouest de la Bosnie.
Ses liens supposés avec les milieux interlopes de Belgrade datent de cette époque, quand ses forces ont coordonné des attaques avec les Tigres, le groupe paramilitaire dirigé par Zelko Arkan Raznatovic.
Des témoins cités devant le Tribunal de La Haye ont affirmé que l’unité d’Ecim avait aussi combattu avec les Bérets Rouges, une unité de la sécurité d’État de Serbie, que le gouvernement de Belgrade a dissous en mars 2003 à la suite de l’assassinat du Premier ministre Zoran Djindjic.
Après la guerre, Ecim est devenu chef des services de la sécurité d’État de la Bosnie serbe pour la région de Banja Luka, tout en maintenant des liens avec Arkan et ses associés à Belgrade.
En 1997, le successeur de Karadzic à la tête de la Republika Srpska de Bosnie, Biljana Plavsic, a publiquement désigné Ecim comme un proche associé de Karadzic, et elle lui a retiré son poste. Cette mesure suivait la décision de son administration relativement pro-occidentale de couper les liens avec ceux qui soutenaient Karadzic, qui se résidait alors ouvertement à Pale.
Un homme politique de Republika Srpska a révélé que « dans la seconde moitié de l’année 1997, Ecim a fui à Belgrade, où il est devenu le bras droit d’Arkan en charge de la sécurité. Il est rentré en Bosnie quand le SDS est revenu au pouvoir ». Et cet homme d’ajouter qu’Ecim avait l’habitude de disparaître à Belgrade quand la vie devenait trop dangereuse pour lui en Bosnie. Sa dernière fuite vers la capitale serbe a certainement était suscitée par l’opération internationale de janvier dernier, visant à démanteler le réseau du soutien et de protection de Karadzic.

Que devient Momcilo Mandic ?
Momcilo Mandic, un autre élément clé du réseau de Karadzic, vit à Belgrade depuis 1993. Ancien vice-ministre de la Police de Karadzic, il figure aussi sur la liste noire des USA et de l’UE.
Le 7 mars 2003, le département d’État américain lui a interdit l’entrée aux USA, en le décrivant comme « un personnage clé des réseaux de financement de Radovan Karadzic par le contrôle qu’il exerce sur des affaires frauduleuses, de faux emprunts et des détournements de fonds ».
Le ministère des Finances assurait que Mandic « travaillait en coordination avec le chef des services secrets actuels de la RS pour faciliter les opérations du service de sécurité de la RS (OBS), et pour fournir les fonds permettant la protection et les mouvements des personnes inculpés de crimes de guerre ».
La police serbe a arrêté Momcilo Mandic en avril 2003, après l’assassinat de Zoran Djindjic. Il a été inculpé pour des transferts illégaux de fonds, des millions d’euros, de la Serbie vers la Bosnie. Il a été relâché en septembre 2003, et toutes les charges contre lui ont été abandonnées. Il continue de vivre à Belgrade et il a nié, à plusieurs occasions, être un soutien de Karadzic.
Un autre soutien de Karadzic, possédant des biens à Belgrade, qui figure sur la liste noire des USA et de l’EU, n’est autre que que son frère Luka Karadzic, pilier du Comité pour la vérité sur Radovan Karadzic, mis en place pour la défense de la réputation de ce dernier.

« Karadzic sait trop de choses »
Le secrétaire de ce comité, Miroslav Toholj, ancien ministre de l’Information de Karadzic a démenti la déclaration de Carla del Ponte qui affirmait que Karadzic se trouvait Belgrade, la qualifiant de « ridicule ». Miroslav Toholj a déclaré que les alliés de Karadzic qui se trouvent, comme lui-même, à Belgrade sont sous la surveillance des forces de sécurité, ce qui rend invraisemblable que Karadzic ait pu chercher refuge dans la capitale serbe.
Miroslav Toholj a ajouté que Carla del Ponte était une intrigante qui poursuivait son propre agenda politique. Selon lui, Karadzic ne serait pas pris vivant à cause des ses contacts avec les services secrets occidentaux pendant la guerre et parce qu’il sait trop de choses. « Ils peuvent très bien le tuer pendant une opération d’arrestation, c’est leur intérêt qu’il ne reste pas en vie ».
Le climat politique actuel en Serbie aurait pu inciter la police et le nouveau service de sécurité d’État, l’Agence de Sécurité et d’information (BIA), à mettre la pédale douce pour la poursuite des inculpés du Tribunal de La Haye.
En effet, le Parti radical serbe, dont le dirigeant est lui-même détenu à la prison internationale de Scheveningen, a obtenu un succès lors des dernières élections. Ce parti s’oppose à toute coopération avec le TPI. Récemment, des portraits de Karadzic ont été placardés sur les murs de Belgrade.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
Come gli amici di Karadzic trovano rifugio a Belgrado - Ljuban Ecim, un ex responsabile di alto rango dei servizi segreti della Republika Srpska di Bosnia, fuggito il mese scorso dal paese balcanico dopo il raid delle forze internazionali per arrestare i membri della rete di sostegno a Radovan Karadzic, si troverebbe attualmente a Belgrado
 

Secondo le nostre fonti, Ljuban Ecim, tiene un basso profilo nella capitale serba, dove si pensa che sia sotto la protezione dei suoi amici degli ambienti del contrabbando.
Molti vecchi compagni di Karadzic risiedono ora a Belgrado e ciò conferma le affermazioni di Carla del Ponte, il Procuratore Capo del TPI che afferma che l’ex dirigente serbo potrebbe lui stesso nascondersi nella capitale Serba.
La connessione Karadzic-Belgrado è tornata in primo piano nella scena internazionale il 12 febbraio scorso, quando Carla del Ponte ha insistito sul fatto che il sospettato più ricercato si troverebbe a Belgrado. La capitale serba sarebbe sempre “un rifugio sicuro per i fuggitivi”. Le affermazioni di Carla del Ponte non hanno ricevuto conferma e i responsabili a Belgrado le hanno ferocemente smentite.
Già da molto tempo il TPI pensa che i partigiani di Karadzic utilizzino la Serbia e la sua capitale come base per le loro attività. “La rete di Karadzic lavora in tutta la Serbia, proprio come i gruppi di sostegno agli altri 15 accusati che vivono anche loro nel paese” afferma Florence Hartmann, la portavoce dell’Aja che fa riferimento a Karadzic, Mladic e ad altri sospettati importanti.
La autorità internazionali in Bosnia vedono il Ljuban Ecim, un uomo di 40 anni, una figura importante della cerchia di Karadzic. Costui fu messo sulla lista nera dell’Unione Europea nel giugno scorso e gli USA l’hanno parimenti aggiunto alla loro lista nera il 9 febbraio. In Bosnia l’Alto Rappresentante Paddy Ashdown ha ordinato che i conti bancari fossero congelati.
Un altro rappresentante internazionale a Sarajevo ha dichiarato che Ecim restava una pedina essenziale della rete degli alleati di Karadzic. “Ecim continua a fornire un sostegno a Karadzic grazie ad un gruppo di agenti segreti in Bosnia”: Ecim sarebbe uno dei due cervelli di questa rete che riferiva al vecchio partito di Karadzic, il Partito Democratico Serbo di Bosnia (SDS).
Paddy Ashdown ha giustificato la decisione di mettere Ecim sulla lista nera con termini simili, dicendo che si trattava di un’azione mirante a smantellare una rete criminale di sostegno a Karadzic e ad altri accusati.
La carriera di Ljuban Ecim
Ecim ha lavorato all’inizio degli anni 90 a Banja Luka nei servizi di sicurezza dello Stato. Durante la guerra dal 1992 al 1995, comandava una unità di polizia paramilitare serbo-bosniaca nel Nord Ovest della Bosnia.
I suoi legami supposti con gli ambienti del contrabbando di Belgrado datano da questa epoca, quando le sue forze hanno coordinato degli attacchi con le Tigri, il gruppo paramilitare diretto da Zelko Arkan Raznatovic.
Alcuni testimoni citati davanti al Tribunale de L’Aja hanno affermato che l’unità di Ecim aveva anche combattuto con i Berretti Rossi, un’unità della sicurezza di Stato della Serbia, che il governo di Belgrado ha sciolto nel marzo 2003 in seguito all’assassinio del primo ministro Zoran Djindjic.
Dopo la guerra, Ecim è diventato capo dei servizi di sicurezza di Stato della Bosnia serba per la regione di Banja Luka, pur mantenendo dei legami con Arkan ed i suoi amici di Belgrado.
Nel 1997, il successore di Karadzic alla testa della Repubblica Serba di Bosnia, Biljana Plavsic, ha pubblicamente designato Ecim come uno stretto compagno di Karadzic, ed essa gli ha ritirato la sua posizione. Questa misura seguiva la decisione della sua amministrazione relativamente filo-occidentale di tagliare i legami con coloro che sostenevano Karadzic, che risiedeva allora palesemente a Pale.
Un uomo politico della Republika Srpska ha rivelato che “nella seconda metà dell’anno 1997, Ecim è fuggito a Belgrado, dove è diventato il braccio destro di Arkan incaricato della sicurezza. E’ rientrato in Bosnia quando lo SDS è tornato al potere. E quest’uomo ha aggiunto che Ecim aveva l’abitudine di sparire a Belgrado quando la vita diventava troppo pericolosa per lui in Bosnia. La sua ultima fuga verso la capitale serba è stata causata dall’operazione internazionale del gennaio scorso che mirava a smantellare la rete di sostegno e di protezione di Karadzic.
Che ne è stato di Momcilo Mandic?
Momcilo Mandic, un altro elemento chiave delle cerchia di Karadzic, vive a Belgrado dal 1993. Ex vice-ministro di polizia di Karadzic, figura anche sulla lista nera degli Usa e della UE.
Il 7 marzo 2003, il Dipartimento di Stato americano gli ha interdetto l’ingresso negli Stati Uniti, descrivendolo come “un personaggio chiave delle reti di finanziamento di Radovan Karadzic per il controllo che esercita sugli affari fraudolenti di false impronte e sottrazione di fondi”.
Il Ministero delle Finanze assicurava che Mandic “lavorava in coordinamento con il capo dei servizi segreti attuali della RS per facilitare le operazioni del servizio di sicurezza della RS (OBS), e per fornire i fondi che permettessero la protezione e i movimenti delle presone accusate di crimini di guerra”.
La polizia serba ha arrestato Momcilo Mandic nell’aprile 2003 dopo l’assassinio di Zoran Djindjic. E’ stato incolpato per i trasferimenti illegali di fondi di milioni di euro dalla Serbia verso la Bosnia. E’ stato rilasciato nel settembre 2003 e tutti i carichi contro di lui sono stati abbandonati. Continua a vivere a Belgrado ed ha negato in più occasioni di essere un sostenitore di Karadzic.
Un altro sostenitore di Karadzic, che possedeva dei beni a Belgrado, che figura sulla lista nera degli USA e dell’EU, non è altro che suo fratello, Luka Karadzic, pilastro del Comitato per la verità su Radovan Karadzic, messo in piedi per la difesa della reputazione di quest’ultimo. Egli è stato incolpato per trasferimento illegale di fondi.
”Karadzic sa troppe cose”
Il segretario di questo comitato, Miroslav Toholj, ex ministro dell’Informazione di Karadzic, ha smentito la dichiarazione di Carla del Ponte che affermava che Karadzic si trovava a Belgrado, qualificandola come “ridicola”. Miroslav Toholj ha dichiarato che gli alleati di Karadzic che si trovano, come lui stesso, a Belgrado sono sotto la sorveglianza delle forze di sicurezza, ciò che rende inverosimile che Karadzic abbia potuto cercare rifugio nella capitale serba.
Miroslav Toholj ha aggiunto che Carla del Ponteera un’intrigante che perseguiva la sua personale agenda politica. Secondo lui, Karadzic non sarà preso vivo grazie ai suoi contatti con i servizi segreti occidentali durante la guerra e perché sa troppe cose. “Possono benissimo ucciderlo in una operazione di arresto, è loro interesse che non resti in vita”.
Il clima politico attuale in Serbia avrebbe potuto incitare la polizia ed il nuovo servizio di sicurezza di Stato, l’Agenzia di Sicurezza e di Informazione (BIA), a mettere la marcia morbida per la cattura degli accusati del Tribunale de L’Aja.
Infatti il Partito radicale serbo il cui dirigente è lui stesso detenuto nella prigione internazionale di Scheveningen, ha ottenuto un successo alle ultime elezioni. Questo partito si oppone ad ogni cooperazione col TPI. Recentemente, dei ritratti di Karadzic sono stati affissi sui muri di Belgrado.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)

 
© 2004 - Hugh Griffiths e Nerma Jelacic
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traduzione in francese di Jacqueline Dérens
traduzione in italiano della professoressa Stefania Sabatini Morfini
 
 
 
 
 
 
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