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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 3 giugno 2004
di Antonio Prlenda ("Oslobodjenje" [Sarajevo], 2 giugno 2004) -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
30.09.05 7:28

 
 
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à quand une unité spéciale chargée d’arrêter les criminels de guerre ?
 
Lundi dernier, lors de leur rencontre avec la Procureure en chef du Tribunal de la Haye, Carla del Ponte, les représentantes de l’Association Bosniaque des Femmes Battues ont exigé la création d’une unité spéciale au niveau national de la Bosnie-Herzégovine, qui se chargerait d’arrêter les personnes accusées de crimes de guerre
 
L’idée n’est pas nouvelle. Autrefois, le Commandant de l’état-Major de l’Armée de la Fédération, le général Atif Dudakovic, affirmait qu’il créerait volontiers une telle troupe et prendrait son commandement. Il n’attendait que de recevoir un ordre allant dans ce sens. Cette idée resurgit publiquement à présent que l’OTAN envoie un message clair, selon lequel des mesures concrètes sont nécessaires quant à l’arrestation de Radovan Karadjic d’ici au sommet de l’OTAN, qui se tiendra à Istambul à la fin du mois de juin. Dans le cas contraire, pas question pour la Bosnie-Herzégovine de devenir cette année membre du Partenariat pour la Paix. Le membre serbe de la Présidence de Bosnie-Herzégovine, Borislav Paravac, a récemment reconnu à demi-mot que « le climat en Republika Srpska évolue par rapport à cette question ». Cependant, si on lui demande de préciser son opinion, il est d’avis qu’il faut attendre la création de l’Agence Nationale pour l’Information et la Protection (SIPA) qui, « dans sa structure aura également des forces chargées d’arrêter les accusés pour crimes de guerre ».
Or pour créer cette agence, il faut du temps, un temps que, si l’on veut discuter d’une éventuelle adhésion au Partenariat pour la Paix en cours d’année, la Bosnie-Herzégovine n’a probablement pas. Cela montre à quel point il est dommage que l’on n’ait pas insisté sur la création bien auparavant d’une telle structure au niveau national. Mais vaut-il la peine d’en parler maintenant ? Il semble que oui, car Karadzic est toujours en liberté, et qui dit que ce ne sera pas le cas pendant les deux prochaines années !? Politiquement et éthiquement, cela serait vraiment effroyable (ça l’est d’ailleurs déjà depuis longtemps). C’est pourquoi, si on a déjà laissé s’écouler autant de temps, il faut réagir tout de suite.
Le vice-président de la Fédération de Bosnie-Herzégovine, Sahbaz Dzihanovic, a dit l’autre jour qu’on ne pouvait rien obtenir avec des « méthodes ghandiennes », c’est-à-dire en refusant de dialoguer avec des collègues de RS aussi longtemps que Karadzic est en liberté. Et alors voilà une autre méthode - demander la création d’une telle structure de renseignement au niveau national. Qu’une telle troupe soit formée au sein de la SIPA ou non, la nécessité d’inclure dans ses lignes le meilleur de ce que la Bosnie possède est un impératif. Des deux entités. Toutefois, les forces spéciales de Bosnie sont depuis longtemps dans une situation ambiguë. En introduisant de nouveaux procédés opérationnels, elles tremblent devant les « contrôleurs » étrangers et des politiciens locaux peu crédibles. Les forces spéciales du Canton de Sarajevo, ainsi que Dragan Lukac, le commandant de l’unité spéciale de la police de la RS, en ont subi les conséquences directes. Dudakovic également. Les Commandos et les forces anti-térroristes qui tremblent ! Comment dans ce cas garder la concentration et la rigueur, impératives à chaque soldat spécialisé ? Enfin bon, c’est comme ça. Il faut bien travailler avec ce qu’on a sous la main. À l’occasion de la création d’une telle troupe, il est clair que le principal travail consiste à identifier et à tester ceux qui seront vraiment fidèles aux principes démocratiques et à l’Etat de Bosnie-Herzégovine.
Leur appartenance à une telle troupe devrait être strictement confidentielle. En plus de tout cela, la tâche d‘d’arrêter des criminels de guerre n’est pas depuis longtemps déjà une question de forme psycho-physique et d’entrainement tactique de gaillards aux torses musclés. C’est avant tout un travail sensible des services secrets. Quand les organes politiques de Bosnie-Herzégovine sont en question, on est toujours sur un terrain glissant. Tout se résumera à nouveau à une question de volonté politique. C’est pourquoi ceux qui tiennent vraiment à ce que ce pays soit libéré de son héritage de la guerre et du génocide que, par le fait même d’être en liberté Karadzic continue à alourdir, doivent prendre cela comme un message clair et comprendre qu’il est définitivement temps de faire pression sur leurs collègues peu efficaces et pas intéressés de RS.
Les pressions de la part de la Fédération de Bosnie-Herzégovine seraient importante car, vu de l’extérieur, il n’est pas évident que la rhétorique de la Communauté internationale pourra vraiment faire peur aux politiciens de la RS. Beaucoup d’entre eux ne font toujours rien car ils continuent d’avoir peur de Karadjic et de ses collaborateurs. C’est pour cela que la question suivante se pose : qui a le plus peur et de qui ? Il est dorénavant nécessaire d’agir sur deux fronts.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
A quando un'unità speciale incaricata di arrestare i criminali di guerra? - Lunedì 31 maggio scordo, durante l'incontro con il Capo Procuratore del Tribunale Penale Internazionale dell'Aja, Carla Del Ponte, i rappresentanti dell’Associazione Bosniaca delle Donne Sconfitte hanno chiesto la creazione di un'unità speciale internazionale incaricata di arrestare le persone accusate di crimini di guerra
 

L’idea non è nuova. Un tempo il comandante dello Stato Maggiore dell’esercito della Federazione, il generale Atif Dudakovic, affermava che avrebbe creato volentieri una tale truppa e che ne avrebbe preso il comando. Non aspettava altro che ricevere un ordine in tal senso.
Quest’idea risorge pubblicamente ora che la NATO manda un messaggio chiaro, secondo il quale da ora al vertice della NATO che si terrà a Istanbul alla fine del mese di giugno, sono necessarie misure concrete per l’arresto di Radovan Karadzic. Nel caso contrario, non c'è opportunità per la Bosnia Erzegovina di diventare quest’anno membro del Partenariato per la pace. Il membro serbo della presidenza della Bosnia Erzegovina, Borislav Paravac, ha di recente riconosciuto sommessamente che “il clima nella Republika Srpska si evolve in rapporto a questa questione”. Tuttavia, se gli si chiede di precisare la sua opinione, è del parere che bisogna aspettare la creazione dell’Agenzia Nazionale per l’Informazione e la Protezione (SIPA), che “nella sua struttura avrà ugualmente forze incaricate di arrestare gli accusati di crimini di guerra”.
Ora, per creare questa agenzia ci vuole del tempo, un tempo che, se si vuole discutere di un’eventuale adesione al Partenariato per la Pace nel corso dell’anno, la Bosnia Erzegovina non ha. Questo dimostra quanto sia peccato non avere insistito molto prima per la creazione di una tale struttura a livello nazionale. Ma vale la pena di parlarne ora? Sembra di si, perché Karadzic è sempre in libertà, e chi dice che non sarà il caso nei due prossimi anni? Politicamente ed eticamente, sarebbe veramente tremendo (d’altra parte lo è già da molto tempo). E’ per questo, se è stato lasciato passare tanto tempo, bisogna reagire subito.
Il vice-presidente della Bosnia Erzegovina, Sahbaz Dzihbnovic, ha detto l’altro giorno che non si poteva ottenere niente con “metodi gandiani”, cioè rifiutando di dialogare con dei colleghi della RS così a lungo che Karadzic è in libertà. E allora ecco un altro metodo – domandare la creazione di una simile struttura di informazioni a livello nazionale. Che una simile truppa sia formata nel seno della SIPA o no, è imperativa la necessità di includere in queste linee il meglio di quello che la Bosnia possiede. Delle due entità. Tuttavia, le forze speciali della Bosnia sono da molto in una situazione ambigua. Introducendo nuovi procedimenti operativi, esse tremano davanti ai “controllori” stranieri e ai politici locali poco affidabili. Le forze speciali del Cantone di Sarajevo, come Dragan Lukac, il comandante dell’Unità speciale della polizia della RS, ne hanno subito le conseguenze dirette. Dudakovic lo stesso. I commando e le forze antiterrorismo che tremano! In che modo in questo caso conservare la concentrazione e il rigore, imperativi per ogni soldato specializzato? Alla fine, bene, è così. Bisogna pur lavorare con quello che si ha sottomano. In occasione della creazione di una tale truppa, è chiaro che il principale lavoro consiste nell’identificare e testare quelli che saranno veramente fedeli ai principi democratici e allo Stato della Bosnia Erzegovina.
La loro appartenenza ad una simile truppa dovrebbe essere strettamente confidenziale. Oltre a questo, il compito di arrestare dei criminali di guerra non è di già da molto tempo una questione di forma psicofisica e allenamento tattico di gagliardi dai toraci muscolosi. E’ prima di tutto un lavoro sensibile dei servizi segreti. Quando gli organi politici della Bosnia Erzegovina sono in questione, si è sempre su un terreno scivoloso. Tutto si ridurrà di nuovo ad una questione di volontà politica. E per questo coloro che tengono veramente a che questo paese sia liberato dal suo retaggio di guerra e di genocidio, che il fatto stesso di essere in libertà Karadzic continua ad appesantire, devono prendere ciò come un messaggio chiaro e capire che è definitivamente tempo di fare pressione sui loro colleghi poco efficienti e poco interessati a RS.
Le pressioni da parte della Federazione della Bosnia Erzegovina sarebbero importanti perché, visto dall’esterno, non è evidente che la retorica della Comunità internazionale potrà veramente far paura ai politici della RS. Molti di loro seguitano a non far niente perché continuano ad aver paura di Karadzic e dei suoi collaboratori. Si pone per questo la seguente questione: chi ha di più paura e di chi? E’ necessario d’ora in avanti agire su due fronti.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)

 
© 2004 - Antonio Prlenda
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traduzione in francese di Ursula Burger Oesch
traduzione in italiano della professoressa Stefania Sabatini Morfini
 
 
 
 
 
 
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