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aggiornamento
11.09.07 14:45
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 Les
idéologies
nationalistes
n’ont
pas
disparu
des
Balkans.
Chez
les
Bosniaques,
nationalisme
et
extrémisme
religieux
se
confondent
toujours.
Certains
intellectuels
musulmans
de
Sarajevo
proclament
« un
renouveau
de
la
civilisation
islamo-ottomane »,
tandis
que
les
mariages
interconfessionnels
deviennent
de
plus
en
plus
rare |
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Le
Comité
des
droits
de
l’homme
d’Helsinki
de
Bosnie
et
Herzégovine
a déposé
une
plainte
contre
Fatmir
Alispahic
pour
diffusion
de
haine
raciste,
nationaliste
et
religieuse
dans
son
article
publié
dans
le
magazine
Saff.
Le
Conseil
d’administration
du
congrès
des
intellectuels
bosniaques
a également
condamné
la
réhabilitation
du
génocide
contre
les
Juifs
dans
le
texte
de
Alispahic.
Peu
auparavant,
le
Conseil
avait
élevé
sa
voix
contre
la
réaffirmation
du
fascisme
dans
la
région
en
attirant
l’attention
sur
le
danger
que
représentait
la
mise
sur
le
même
plan
des
mouvements
partisans
et
tchétniks,
ainsi
que
le
récent
acte
néo-oustachi
de
démolition
de
la
statue
de
Tito
à
Kumrovec,
en
Croatie.
Cependant,
en
même
temps
qu’en
Croatie
la
propagande
des
idéologies
nazies
et
fascistes
et
de
leurs
symboles
est
interdite,
en
Serbie
et
Monténégro
les
partisans
et
les
tchétniks
sont
désormais
mis
légalement
sur
le
même
plan.
Radicalisation
nationaliste
et
religieuse
La
base
idéologique
pour
la
radicalisation
nationaliste
et
religieuse
parmi
les
Bosniaques,
dont
témoignent
plusieurs
exemples
récents,
a plusieurs
dimensions.
L’agression
au
cours
de
laquelle
ont
été
détruits
l’État
bosniaque
et
sa
société
en
tant
que
cadre
historique
et
existentiel
des
Bosniaques,
le
génocide
qu’ils
ont
subi
- des
homicides
de
masse
et
des
expulsions
ainsi
que
la
négation
de
leur
tradition
culturelle
et
historique
- ainsi
que
la
survie
des
idéologies
tchétnik
et
oustachie
dans
leur
entourage
ont
eu
une
influence
particulière.
L’extrémisme
ethnique
chez
les
Bosniaques
est
avant
tout
d’origine
religieuse.
Le
nationalisme
bosniaque
trouve
ses
fondements
dans
la
thèse
d’une
continuité
entre
l’hérésie
bogomile
du
Moyen
Âge
et
la
période
ottomane
qui
inspire
la
définition
même
de
l’identité
de
la
Bosnie-Herzégovine.
Par
cela,
on
veut
bien
entendu
dire
que
les
Bosniaques
ont
un
droit
primordial
en
Bosnie,
et
nier
en
même
temps
ce
droit
aux
Serbes
et
aux
Croates
de
Bosnie,
car
ils
se
sont,
hélas,
tournés
vers
Belgrade
et
Zagreb.
Les
défenseurs
les
plus
prononcés
de
cette
thèse
ces
derniers
mois
ont
été
reis
’ul’ulema
Mustafa
efendi
Ceric,
le
mufti
de
Mostar
H.
Seid
efendi
Smajkic
et,
en
tant
que
représentant
de
l’association
« Preporod »,
le
professeur
Munib
Maglajlic.
« Renouveau
de
la
civilisation
ottomane » ?
Ces
derniers
jours,
ils
ont
été
rejoints
par
Dzemaludin
Latic,
personne
qui
est
ravie
d’apprendre
que
« la
culture
ottomane
est
en
train
de
renaître
dans
toute
sa
splendeur
et
son
élan,
comme
un
soleil
lors
d’un
jour
nuageux,
sur
le
continent
européen »,
et
cela
dans
le
cadre
« de
la
révolution
culturelle
bosniaque »
de
Latic.
Dans
son
élan
révolutionnaire
Latic
se
demande :
« Quand
aura-t-on
un
État
puissant
et
ordonné,
notre
propre
système
musulman
des
médias,
notre
foyer
bosniaque,
quand
allons-nous
cesser
de
trembler
devant
les
bottes
et
les
tanks
étrangers » ?
A cette
même
occasion,
Latic
a proclamé
Sarajevo
capitale
religieuse
et
culturelle
de
tous
les
musulmans
des
Balkans
et
d’Europe.
Il
existe
deux
motifs
principaux
pour
expliquer
l’euphorie
de
Latic.
Premièrement,
ce
sont
les
efforts
pour
établir
à
Sarajevo
une
Université
islamique
internationale
en
tant
que
point
focal
de
la
« révolution
culturelle
bosniaque »
ainsi
que
de
la
« revitalisation
de
la
civilisation
islamique
et
ottomane ».
Par
ailleurs,
l’idée
qu’après
l’adhésion
de
la
Turquie
et
des
Balkans
à
l’Union
européenne,
un
habitant
sur
trois
de
cette
Union
sera
musulman.
La
défense
d’une
civilisation
islamo-ottomane
ne
peut
être
perçue
par
les
Serbes
et
les
Croates
que
comme
un
violent
message
nationaliste
et
prosélyte.
Avec
le
retour
de
Latic
sur
la
scène
publique,
nous
assistons
à
une
nouvelle
démonstration
d’un
panislamisme
dont
le
guide
idéologique
est
feu
Alija
Izetbegovic,
de
sainte
mémoire.
La
période
d’après-guerre
a également
fait
surgir
parmi
les
Bosniaques
un
wahhabisme
agressif,
notamment
chez
les
jeunes.
De
plus,
le
11
septembre
et
la
réponse
impérialiste
des
Etats-Unis
et
de
la
Grande
Bretagne
sous
couvert
de
lutte
antiterroriste,
ainsi
que
les
guerres
en
Afghanistan,
en
Iraq,
en
Tchétchénie
et
la
tragédie
palestinienne,
sont
instrumentalisés
pour
stimuler
le
radicalisme
parmi
les
musulmans
bosniaques.
La
Télévision
Alfa
a récemment
été
sanctionnée
pour
avoir
publié
la
déclaration
d’un
hafiz
qui
prêchait
le
militarisme
panislamique
combiné
avec
l’antisémitisme.
Le
magasine
Dani
a publié
un
texte
sur
la
vente
publique
à
Sarajevo
de
cassettes
qui
célèbrent
l’assassinat
de
représentants
d’autres
religions
avec
un
cours
pratique
en
supplément.
Le
nationalisme
bosniaque
a donc
des
sources
locales
et
étrangères.
Les
mosquées
sont
aujourd’hui
des
ateliers
politiques
d’une
production
idéologique
locale
et
étrangère.
Resid
Hafizovic,
professeur
à
la
Faculté
des
sciences
islamiques
affirme
pour
Dani :
« Pour
dire
la
vérité,
il
suffit
d’aller
à
la
prière
dans
la
mosquée
du
Roi
Fahd
pour
en
sortir
totalement
effrayé ».
C’est
vrai,
le
nationalisme
dans
ces
régions
n’est
plus
une
idéologie,
c’est
un
état
d’esprit.
Par
exemple,
une
jeune
fille,
née
à
Sarajevo,
avec
un
diplôme
d’Université,
travaillant
dans
une
organisation
internationale
prestigieuse,
avec
un
don
pour
les
arts,
charmante,
chaleureuse
reste
attirante
aux
jeunes
hommes
bosniaques
jusqu’au
moment
où
ils
apprennent
que
son
nom
et
prénom
ne
sont
pas
« des
nôtres ».
Peu
importe
que
sa
mère
soit
bosniaque.
Et
la
jeune
fille
amère
pourra
demander
à
sa
mère
bosniaque :
« Comment
as-tu
pu
vivre
avec
cet
homme ? »
L’homme
en
question,
son
père,
Serbe,
est
décédé
en
combattant
pour
l’armée
de
Bosnie-Herzégovine.
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
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In
Bosnia
Erzegovina
l'islamismo
radicale
rialza
la
testa
- le
ideologie
nazionalistiche
non
sono
scomparse
dai
Balcani.
In
Bosnia,
nazionalismo
ed
estremismo
religioso
si
mescolano
sempre.
Alcuni
intellettuali
musulmani
di
Sarajevo
proclamano
"una
rinascita
della
civilizzazione
islamico-ottomana",
mentre
i matrimoni
interconfessionali
diventano
sempre
più
rari |
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Il
Comitato
dei
diritti
dell'uomo
di
Helsinki
di
Bosnia
ed
Erzegovina
ha
depositato
un
reclamo
contro
Fatmir
Alispahic
per
diffusione
di
odio
razzista,
nazionalistico
e religioso
nel
suo
articolo
pubblicato
nella
rivista
Saff.
Il
Consiglio
d'amministrazione
del
congresso
degli
intellettuali
bosniaci
ha
anche
condannato
la
riabilitazione
del
genocidio
contro
gli
ebrei
nel
testo
di
Alispahic.
Poco
prima,
il
Consiglio
aveva
alzato
la
sua
voce
contro
la
riaffermazione
del
fascismo
nella
regione
richiamando
l'attenzione
sul
pericolo
che
rappresentava
la
messa
sullo
stesso
piano
dei
movimenti
favorevoli
e dei
cetnici,
così
come
il
recente
atto
neo-ustascia
di
demolizione
della
statua
di
Tito
a Kumrovec,
in
Croazia.
Tuttavia,
in
Croazia
la
propaganda
delle
ideologie
naziste
e fasciste
e dei
loro
simboli
è
vietata,
in
Serbia
e Montenegro
i partigiani
e i
cetnici
ormai
sono
messi
legalmente
sullo
stesso
piano.
Radicalizzazione
nazionalista
e religiosa
La
base
ideologica
per
il
radicalismo
nazionalistico
e religioso
fra
i bosniaci,
di
cui
testimoniano
molti
esempi
recenti,
ha
molte
dimensioni.
L'aggressione
nel
corso
della
quale
sono
stati
distrutti
lo
Stato
bosniaco
e la
sua
società,
il
quadro
storico
ed
esistenziale
dei
bosniaci,
il
genocidio
che
hanno
subito
- dagli
omicidi
di
massa
alle
espulsioni,
la
negazione
della
loro
tradizione
culturale
e storica
- così
come
la
sopravvivenza
delle
ideologie
cetniche
ed
ustascia
nel
loro
ambiente
ha
avuto
un'influenza
particolare.
L'estremismo
etnico
nei
bosniaci
è
soprattutto
d'origine
religiosa.
Il
nazionalismo
bosniaco
trova
le
sue
basi
nella
tesi
di
una
continuità
tra
la
eresia
bogomila
del
medioevo
e il
periodo
ottomano
che
ispira
anche
la
definizione
dell'identità
stessa
della
Bosnia
Erzegovina.
Per
questo
si
dice
che
i bosniaci
abbiano
un
diritto
primordiale
in
Bosnia,
al
contrario
dei
serbi
e dei
croati
della
Bosnia,
poiché
si
sono
rivolti
verso
Belgrado
e Zagabria.
I difensori
più
radicali
di
queste
tesi
in
questi
ultimi
mesi
sono
stati
l'ulema
Mustafa
efendi
Ceric,
il
mufti
di
Mostar
H.
Seid
efendi
Smajkic
e,
come
rappresentante
dell'associazione
"Preporod",
il
professor
Munib
Maglajlic.
"Rinascita
della
civilizzazione
ottomana"
Quest'ultimi
giorni,
sono
stati
caratterizzati
da
Dzemaludin
Latic,
felice
di
apprendere
che
"la
cultura
ottomana
sta
riapparendo
in
tutto
il
suo
splendore
e il
suo
slancio,
come
un
sole
in
un
giorno
nuvoloso,
sul
continente
europeo",
e ciò
nel
quadro
"della
rivoluzione
culturale
bosniaca"
di
Latic.
Nel
suo
slancio
rivoluzionario
Latic
si
chiede:
"quando
si
avrà
uno
Stato
potente
e ordinato,
il
nostro
sistema
musulmano
dei
mass
media,
il
nostro
focolare
bosniaco,
quando
cesseremo
di
tremare
dinanzi
ai
carri
armati
stranieri"?
In
questa
stessa
occasione,
Latic
ha
proclamato
Sarajevo
capitale
religiosa
e culturale
di
tutti
i musulmani
dei
Balcani
e dell'Europa.
Esistono
due
ragioni
principali
per
spiegare
l'euforia
di
Latic.
In
primo
luogo,
sono
gli
sforzi
per
stabilire
a Sarajevo
un'università
islamica
internazionale
come
punto
focale
della
"rivoluzione
culturale
bosniaca"
e della
"rivitalizzazione
della
civilizzazione
islamica
e ottomana".
D'altra
parte,
l'idea
che
dopo
l'adesione
della
Turchia
e dei
Balcani
all'Unione
Europea,
un
abitante
su
tre
di
quest'unione
sarà
musulmano.
La
difesa
di
una
civilizzazione
islamico-ottomana
può
essere
percepita
dai
serbi
e dai
croati
soltanto
come
un
violento
messaggio
nazionalistico
e proselisistico.
Con
il
ritorno
di
Latic
sulla
scena
pubblica,
assistiamo
ad
una
nuova
dimostrazione
di
un
panislamismo
la
cui
guida
ideologica
è
costituita
da
Alija
Izetbegovic.
Il
periodo
del
dopo-guerra
ha
anche
fatto
emergere
fra
i bosniaci
un
wahhabismo
aggressivo,
in
particolare
nei
giovani.
Inoltre,
l'11
settembre
e la
risposta
imperialista
degli
Stati
Uniti
e della
Gran
Bretagna,
sotto
la
copertura
di
una
guerra
antiterrorista,
così
come
la
guerra
in
Afghanistan,
in
Iraq,
in
Cecenia
e la
tragedia
palestinese,
strumentalizzate
per
stimolare
il
radicalismo
fra
i musulmani
bosniaci.
La
televisione
Alfa
è
stata
recentemente
condannata
per
avere
pubblicato
la
dichiarazione
di
un
hafiz
che
predicava
il
militarismo
panislamico
combinato
con
l'antisemitismo.
Il
giornale
Dani
ha
pubblicato
un
testo
sulla
vendita
pubblica
a Sarajevo
di
cassette
che
celebrano
l'assassinio
di
rappresentanti
di
altre
religioni
con
un
corso
pratico
in
supplemento.
Il
nazionalismo
bosniaco
ha
dunque
fonti
locali
e straniere.
Le
moschee
sono
oggi
reparti
politici
di
una
produzione
ideologica
locale
e straniera.
Resid
Hafizovic
il
professore
alla
facoltà
di
scienze
islamiche
afferma
per
Dani:
"per
dire
la
verità,
basta
andare
alla
preghiera
nella
moschea
del
re
Fahd
per
uscirne
completamente
spaventati".
È
vero,
il
nazionalismo
in
queste
regioni
non
è
più
un'ideologia,
è
uno
stato
d'animo.
Ad
esempio,
una
giovane
donna,
nata
a Sarajevo,
con
un
diploma
d'università,
che
lavora
in
una
prestigiosa
organizzazione
internazionale,
portata
per
le
arti,
affascinante,
resta
attraente
ai
giovani
uomini
bosniaci
fino
al
momento
in
cui
apprendono
che
il
suo
nome
e cognome
non
sono
"nostri".
Poco
importa
che
sua
madre
sia
bosniaca.
E la
giovane
donna
potrà
chiedere
alla
sua
madre
bosniaca:
"Come
hai
potuto
vivere
con
quest'uomo?"
"L'uomo
in
questione,
suo
padre,
serbo,
è
deceduto
combattendo
per
l'esercito
della
Bosnia
Erzegovina".
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
| |
 |
©
2005
- Zija
Dizdarevic
-

traduzione
in
francese
di
Ursula
Burger
Oesch
traduzione
in
italiano
di
Macondo
Tre |
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