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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 21 gennaio 2005
di Zija Dizdarevic ("Oslobodjenje" [Sarajevo], 18 gennaio 2005) -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
11.09.07 14:45

 
 
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En Bosnie-Herzégovine l’islamisme radical relève la tête
 
Les idéologies nationalistes n’ont pas disparu des Balkans. Chez les Bosniaques, nationalisme et extrémisme religieux se confondent toujours. Certains intellectuels musulmans de Sarajevo proclament « un renouveau de la civilisation islamo-ottomane », tandis que les mariages interconfessionnels deviennent de plus en plus rare
 
Le Comité des droits de l’homme d’Helsinki de Bosnie et Herzégovine a déposé une plainte contre Fatmir Alispahic pour diffusion de haine raciste, nationaliste et religieuse dans son article publié dans le magazine Saff.
Le Conseil d’administration du congrès des intellectuels bosniaques a également condamné la réhabilitation du génocide contre les Juifs dans le texte de Alispahic. Peu auparavant, le Conseil avait élevé sa voix contre la réaffirmation du fascisme dans la région en attirant l’attention sur le danger que représentait la mise sur le même plan des mouvements partisans et tchétniks, ainsi que le récent acte néo-oustachi de démolition de la statue de Tito à Kumrovec, en Croatie. Cependant, en même temps qu’en Croatie la propagande des idéologies nazies et fascistes et de leurs symboles est interdite, en Serbie et Monténégro les partisans et les tchétniks sont désormais mis légalement sur le même plan.

Radicalisation nationaliste et religieuse
La base idéologique pour la radicalisation nationaliste et religieuse parmi les Bosniaques, dont témoignent plusieurs exemples récents, a plusieurs dimensions. L’agression au cours de laquelle ont été détruits l’État bosniaque et sa société en tant que cadre historique et existentiel des Bosniaques, le génocide qu’ils ont subi - des homicides de masse et des expulsions ainsi que la négation de leur tradition culturelle et historique - ainsi que la survie des idéologies tchétnik et oustachie dans leur entourage ont eu une influence particulière. L’extrémisme ethnique chez les Bosniaques est avant tout d’origine religieuse. Le nationalisme bosniaque trouve ses fondements dans la thèse d’une continuité entre l’hérésie bogomile du Moyen Âge et la période ottomane qui inspire la définition même de l’identité de la Bosnie-Herzégovine. Par cela, on veut bien entendu dire que les Bosniaques ont un droit primordial en Bosnie, et nier en même temps ce droit aux Serbes et aux Croates de Bosnie, car ils se sont, hélas, tournés vers Belgrade et Zagreb. Les défenseurs les plus prononcés de cette thèse ces derniers mois ont été reis ’ul’ulema Mustafa efendi Ceric, le mufti de Mostar H. Seid efendi Smajkic et, en tant que représentant de l’association « Preporod », le professeur Munib Maglajlic.

« Renouveau de la civilisation ottomane » ?
Ces derniers jours, ils ont été rejoints par Dzemaludin Latic, personne qui est ravie d’apprendre que « la culture ottomane est en train de renaître dans toute sa splendeur et son élan, comme un soleil lors d’un jour nuageux, sur le continent européen », et cela dans le cadre « de la révolution culturelle bosniaque » de Latic. Dans son élan révolutionnaire Latic se demande : « Quand aura-t-on un État puissant et ordonné, notre propre système musulman des médias, notre foyer bosniaque, quand allons-nous cesser de trembler devant les bottes et les tanks étrangers » ? A cette même occasion, Latic a proclamé Sarajevo capitale religieuse et culturelle de tous les musulmans des Balkans et d’Europe. Il existe deux motifs principaux pour expliquer l’euphorie de Latic. Premièrement, ce sont les efforts pour établir à Sarajevo une Université islamique internationale en tant que point focal de la « révolution culturelle bosniaque » ainsi que de la « revitalisation de la civilisation islamique et ottomane ». Par ailleurs, l’idée qu’après l’adhésion de la Turquie et des Balkans à l’Union européenne, un habitant sur trois de cette Union sera musulman.
La défense d’une civilisation islamo-ottomane ne peut être perçue par les Serbes et les Croates que comme un violent message nationaliste et prosélyte. Avec le retour de Latic sur la scène publique, nous assistons à une nouvelle démonstration d’un panislamisme dont le guide idéologique est feu Alija Izetbegovic, de sainte mémoire. La période d’après-guerre a également fait surgir parmi les Bosniaques un wahhabisme agressif, notamment chez les jeunes. De plus, le 11 septembre et la réponse impérialiste des Etats-Unis et de la Grande Bretagne sous couvert de lutte antiterroriste, ainsi que les guerres en Afghanistan, en Iraq, en Tchétchénie et la tragédie palestinienne, sont instrumentalisés pour stimuler le radicalisme parmi les musulmans bosniaques.
La Télévision Alfa a récemment été sanctionnée pour avoir publié la déclaration d’un hafiz qui prêchait le militarisme panislamique combiné avec l’antisémitisme. Le magasine Dani a publié un texte sur la vente publique à Sarajevo de cassettes qui célèbrent l’assassinat de représentants d’autres religions avec un cours pratique en supplément. Le nationalisme bosniaque a donc des sources locales et étrangères. Les mosquées sont aujourd’hui des ateliers politiques d’une production idéologique locale et étrangère. Resid Hafizovic, professeur à la Faculté des sciences islamiques affirme pour Dani : « Pour dire la vérité, il suffit d’aller à la prière dans la mosquée du Roi Fahd pour en sortir totalement effrayé ». C’est vrai, le nationalisme dans ces régions n’est plus une idéologie, c’est un état d’esprit. Par exemple, une jeune fille, née à Sarajevo, avec un diplôme d’Université, travaillant dans une organisation internationale prestigieuse, avec un don pour les arts, charmante, chaleureuse reste attirante aux jeunes hommes bosniaques jusqu’au moment où ils apprennent que son nom et prénom ne sont pas « des nôtres ». Peu importe que sa mère soit bosniaque. Et la jeune fille amère pourra demander à sa mère bosniaque : « Comment as-tu pu vivre avec cet homme ? » L’homme en question, son père, Serbe, est décédé en combattant pour l’armée de Bosnie-Herzégovine.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
In Bosnia Erzegovina l'islamismo radicale rialza la testa - le ideologie nazionalistiche non sono scomparse dai Balcani. In Bosnia, nazionalismo ed estremismo religioso si mescolano sempre. Alcuni intellettuali musulmani di Sarajevo proclamano "una rinascita della civilizzazione islamico-ottomana", mentre i matrimoni interconfessionali diventano sempre più rari
 
Il Comitato dei diritti dell'uomo di Helsinki di Bosnia ed Erzegovina ha depositato un reclamo contro Fatmir Alispahic per diffusione di odio razzista, nazionalistico e religioso nel suo articolo pubblicato nella rivista Saff.
Il Consiglio d'amministrazione del congresso degli intellettuali bosniaci ha anche condannato la riabilitazione del genocidio contro gli ebrei nel testo di Alispahic. Poco prima, il Consiglio aveva alzato la sua voce contro la riaffermazione del fascismo nella regione richiamando l'attenzione sul pericolo che rappresentava la messa sullo stesso piano dei movimenti favorevoli e dei cetnici, così come il recente atto neo-ustascia di demolizione della statua di Tito a Kumrovec, in Croazia. Tuttavia, in Croazia la propaganda delle ideologie naziste e fasciste e dei loro simboli è vietata, in Serbia e Montenegro i partigiani e i cetnici ormai sono messi legalmente sullo stesso piano.

Radicalizzazione nazionalista e religiosa
La base ideologica per il radicalismo nazionalistico e religioso fra i bosniaci, di cui testimoniano molti esempi recenti, ha molte dimensioni. L'aggressione nel corso della quale sono stati distrutti lo Stato bosniaco e la sua società, il quadro storico ed esistenziale dei bosniaci, il genocidio che hanno subito - dagli omicidi di massa alle espulsioni, la negazione della loro tradizione culturale e storica - così come la sopravvivenza delle ideologie cetniche ed ustascia nel loro ambiente ha avuto un'influenza particolare. L'estremismo etnico nei bosniaci è soprattutto d'origine religiosa. Il nazionalismo bosniaco trova le sue basi nella tesi di una continuità tra la eresia bogomila del medioevo e il periodo ottomano che ispira anche la definizione dell'identità stessa della Bosnia Erzegovina. Per questo si dice che i bosniaci abbiano un diritto primordiale in Bosnia, al contrario dei serbi e dei croati della Bosnia, poiché si sono rivolti verso Belgrado e Zagabria. I difensori più radicali di queste tesi in questi ultimi mesi sono stati l'ulema Mustafa efendi Ceric, il mufti di Mostar H. Seid efendi Smajkic e, come rappresentante dell'associazione "Preporod", il professor Munib Maglajlic.

"Rinascita della civilizzazione ottomana"
Quest'ultimi giorni, sono stati caratterizzati da Dzemaludin Latic, felice di apprendere che "la cultura ottomana sta riapparendo in tutto il suo splendore e il suo slancio, come un sole in un giorno nuvoloso, sul continente europeo", e ciò nel quadro "della rivoluzione culturale bosniaca" di Latic. Nel suo slancio rivoluzionario Latic si chiede: "quando si avrà uno Stato potente e ordinato, il nostro sistema musulmano dei mass media, il nostro focolare bosniaco, quando cesseremo di tremare dinanzi ai carri armati stranieri"? In questa stessa occasione, Latic ha proclamato Sarajevo capitale religiosa e culturale di tutti i musulmani dei Balcani e dell'Europa. Esistono due ragioni principali per spiegare l'euforia di Latic. In primo luogo, sono gli sforzi per stabilire a Sarajevo un'università islamica internazionale come punto focale della "rivoluzione culturale bosniaca" e della "rivitalizzazione della civilizzazione islamica e ottomana". D'altra parte, l'idea che dopo l'adesione della Turchia e dei Balcani all'Unione Europea, un abitante su tre di quest'unione sarà musulmano.
La difesa di una civilizzazione islamico-ottomana può essere percepita dai serbi e dai croati soltanto come un violento messaggio nazionalistico e proselisistico. Con il ritorno di Latic sulla scena pubblica, assistiamo ad una nuova dimostrazione di un panislamismo la cui guida ideologica è costituita da Alija Izetbegovic. Il periodo del dopo-guerra ha anche fatto emergere fra i bosniaci un wahhabismo aggressivo, in particolare nei giovani. Inoltre, l'11 settembre e la risposta imperialista degli Stati Uniti e della Gran Bretagna, sotto la copertura di una guerra antiterrorista, così come la guerra in Afghanistan, in Iraq, in Cecenia e la tragedia palestinese, strumentalizzate per stimolare il radicalismo fra i musulmani bosniaci. La televisione Alfa è stata recentemente condannata per avere pubblicato la dichiarazione di un hafiz che predicava il militarismo panislamico combinato con l'antisemitismo. Il giornale Dani ha pubblicato un testo sulla vendita pubblica a Sarajevo di cassette che celebrano l'assassinio di rappresentanti di altre religioni con un corso pratico in supplemento. Il nazionalismo bosniaco ha dunque fonti locali e straniere. Le moschee sono oggi reparti politici di una produzione ideologica locale e straniera. Resid Hafizovic il professore alla facoltà di scienze islamiche afferma per Dani: "per dire la verità, basta andare alla preghiera nella moschea del re Fahd per uscirne completamente spaventati". È vero, il nazionalismo in queste regioni non è più un'ideologia, è uno stato d'animo. Ad esempio, una giovane donna, nata a Sarajevo, con un diploma d'università, che lavora in una prestigiosa organizzazione internazionale, portata per le arti, affascinante, resta attraente ai giovani uomini bosniaci fino al momento in cui apprendono che il suo nome e cognome non sono "nostri". Poco importa che sua madre sia bosniaca. E la giovane donna potrà chiedere alla sua madre bosniaca: "Come hai potuto vivere con quest'uomo?" "L'uomo in questione, suo padre, serbo, è deceduto combattendo per l'esercito della
Bosnia Erzegovina".
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
© 2005 - Zija Dizdarevic
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traduzione in francese di Ursula Burger Oesch
traduzione in italiano di Macondo Tre
 
 
 
 
 
 
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