|
ultimo
aggiornamento
23.10.06 11:54
|
| |
 |
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
 La
violence
domestique
est
une
réalité
massive
et
largement
ignorée
en
Bosnie-Herzégovine.
Bien
peu
de
cas
sont
dénoncés
à
la
police.
Un
nouveau
projet
de
loi,
qui
suscite
la
colère
des
féministes
et
des
associations
de
défense
des
droits
de
la
personne,
assimilerait
cette
violence
à
un
simple
délit
passible
d’amende |
| |
Sejla
(un
nom
fictif)
se
rappelle
trop
bien
sa
vie
conjugale :
« Il
a menacé
de
me
tuer »,
dit-elle,
se
tortillant
les
mains
nerveusement.
« Il
me
frappait,
m’insultait
et
jurait
contre
moi »,
a-t-elle
confié
à
l’IWPR,
elle
qui
s’est
réfugiée
dans
une
maison
pour
femmes
avec
son
bébé
de
4 mois.
« J’étais
sous
une
sorte
de
résidence
surveillée,
je
ne
pouvais
pas
sortir
sans
escorte.
Un
jour,
j’en
ai
eu
assez.
Un
matin,
très
tôt,
j’ai
couru
et
j’ai
tout
raconté
à
la
police,
qui
m’a
présenté
à
des
gens
du
centre
de
travail
social ».
« Les
gens
comme
mon
mari
devraient
être
en
prison.
Ils
doivent
être
poursuivis
pour
tout
ce
qu’ils
font. »
Le
nombre
de
cas
comme
celui
de
Sejla
augmente
de
façon
alarmante
en
Bosnie.
Mais
au
lieu
de
punir
les
coupables
plus
sévèrement,
les
autorités
prévoient
de
faire
de
la
violence
conjugale
une
offense
mineure,
comparable
à
un
parking
non
réglementaire,
et
passible
d’une
simple
amende.
Les
critiques
soulignent
que
le
projet
montre
que
la
violence
contre
les
femmes
est
encore
jugée
« acceptable »
dans
un
pays
dominé
par
des
nationalistes
conservateurs.
« Qu’un
geste
violent
soit
considéré
comme
une
incartade
plutôt
que
comme
un
acte
criminel
en
dit
long
sur
les
valeurs
que
le
gouvernement
cherche
à
promouvoir »,
explique
Fedra
Idzakovic
de
Global
Rights,
un
organisme
consacré
aux
femmes
victimes
de
violence.
La
violence
conjugale
est
un
problème
croissant
en
Bosnie
alors
que
le
pays
est
toujours
aux
prises
avec
l’héritage
de
la
guerre :
chômage
endémique,
stress
post-traumatique
et
services
sociaux
limités.
Pourtant,
il
n’y
a que
cinq
maisons
accueillant
des
femmes
en
fuite
dans
tout
le
pays.
Cela
a pour
résultat
que
les
services
offerts
par
des
groupes
de
support
locaux
font
face
à
une
demande
très
forte.
« Nous
avons
reçu
640
appels
au
cours
des
6 premiers
mois
de
notre
ligne
d’aide
téléphonique,
ce
qui
donne
une
idée
de
l’ampleur
du
phénomène »,
affirme
Selma
Begic,
qui
travaille
à
la
maison
de
Sarajevo
où
vit
présentement
Sejla.
Mais
cela
n’apparaît
pas
dans
les
statistiques.
Selon
les
chiffres
de
la
police
divulgués
en
2002,
seulement
147
incidents
de
violence
domestique
avaient
été
rapportés
dans
la
Fédération.
65%
des
femmes
victimes
de
violence
domestique
Des
militantes
croient
qu’un
récent
sondage
à
l’échelle
nationale,
commandé
par
la
Local
Democracy
Foundation,
donne
une
version
plus
réaliste
de
l’étendue
du
problème.
Ce
sondage,
mené
auprès
de
4 000
femmes,
montre
que
65
% d’entre
elles
déclarent
avoir
subi
des
violences
domestiques
et
que
les
trois
quarts
des
répondantes
n’avaient
pas
rapporté
les
incidents.
Les
militantes
soutiennent
que
ces
réticences
sont
compréhensibles,
compte
tenu
de
l’indulgence
des
juges
et
des
policiers
envers
ce
type
de
crime.
Un
rapport
récent
produit
par
Global
Rights
et
d’autres
ONG
sur
le
traitement
judiciaire
réservé
aux
cas
de
violence
conjugale
a démontré
que
les
juges
avaient
tendance
à
punir
les
coupables
avec
de
petites
amendes
et
que
les
sentences
de
prison
constituaient
l’exception.
Selon
le
ministère
de
la
Justice
de
la
Republika
Srpska
(RS),
51
cas
de
violences
domestiques
ont
été
rapportés
à
la
police
de
Banja
Luka
pour
la
seule
année
2002,
mais
que
seulement
deux
personnes
ont
été
emprisonnées
relativement
à
ces
événements.
Une
société
traditionnelle
et
patriarcale
Des
groupes
de
droits
humains
constatent
que
la
faible
proportion
de
cas
rapportés
aux
autorités
s’inscrit
dans
un
problème
plus
vaste.
Global
Rights
relève
que
« derrière
une
façade
civilisée
et
moderne,
la
Bosnie
cache
une
société
profondément
traditonnelle
et
patriarcale.
La
violence
est
une
partie
intégrante
de
la
réalité
familiale,
mais
reste
ignorée
et
n’est
pas
discutée
en
public ».
Les
militantes
pensent
que
cette
attitude
est
profondément
ancrée
chez
les
forces
de
police
locales.
« Même
lorsqu’ils
reçoivent
une
formation
appropriée
sur
le
sujet,
de
nombreux
policiers
semblent
toujours
croire
qu’il
est
normal,
un
jour
ou
l’autre,
de
taper
sur
une
femme »,
déplore
la
conseillère
de
la
maison
pour
femmes
Zehrija
Zajkovic.
Elle
ajoute
que
beaucoup
d’hommes
bosniaques
ont
tout
l’air
de
penser
qu’une
gifle
n’est
« rien ».
Les
groupes
de
soutien
aux
femmes
préviennent
que
le
projet
de
loi
reléguant
la
violence
conjugale
à
un
simple
écart
de
conduite
ne
changera
pas
grand
chose
à
de
telles
attitudes.
« L’État
doit
efficacement
punir
les
responsables
de
la
violence
dans
les
foyers »,
déclare
Idzakovic.
« Rien
n’évoluera
si
l’on
s’obstine
à
traiter
la
violence
familiale
comme
une
broutille ».
Le
gouvernement
défend
son
projet
Global
Rights
fait
partie
d’une
coalition
de
plus
d’une
centaine
d’ONG
pressant
le
gouvernement
de
ne
pas
donner
suite
à
son
projet
de
loi.
« Il
n’a
pas
été
clairement
présenté
en
public
et
il
n’y
a eu
aucun
débat
à
ce
sujet »,
dit
Sehic.
« Nous
nous
opposons
à
une
vision
qui
fait
de
la
violence
domestique
un
simple
écart
de
conduite ».
Mais
des
représentants
du
gouvernement
préviennent
que
le
projet
de
loi
relativisant
le
sérieux
de
la
violence
contre
les
femmes
ne
sera
pas
modifié.
Un
responsable
du
ministère
de
la
Justice
Dzemal
Mutapcic
déclare
qu’une
« telle
loi
nous
permettra
de
distinguer
des
offenses
mineures,
comme
la
gifle,
de
d’autres
offenses
plus
sérieuses ».
Il
ajoute
que
d’autres
lois
pouvaient
être
utilisées
pour
poursuivre
ces
offenses
« plus
sérieuses ».
Les
militantes
admettent
que
certaines
dispositions
contenues
dans
d’autres
projets
de
loi
pourraient
contribuer
à
réduire
la
violence
dans
les
foyers.
Par
exemple,
dans
la
Loi
sur
la
Famille
actuellement
présentée
par
le
ministère
de
la
Justice
de
la
Fédération,
il
sera
possible
d’évincer
les
personnes
violentes
du
foyer
et
même
de
leur
refuser
l’accès
à
leur
famille.
Mais
la
question
des
peines
infligées
aux
coupables
demeure
entière.
Les
ONG
affirment
que
tant
que
la
loi
considèrera
la
violence
domestique
comme
une
incartade
et
ne
la
punira
que
d’une
petite
amende,
il
y a
peu
d’espoir
de
changer
l’attitude
de
la
police,
des
juges
et
des
abuseurs.
Toujours
dans
une
maison
pour
femmes
de
Sarajevo,
Sejla
vit
dans
la
peur
de
son
mari
- qui,
lui,
demeure
un
homme
libre.
« Quand
je
suis
venue
ici,
j’étais
brisée »,
raconte-t-elle.
« Aujourd’hui,
je
vis
dans
l’espoir
de
pouvoir
quitter
cet
endroit,
de
me
trouver
un
travail
et
de
commencer
une
nouvelle
vie.
Mais
je
ne
songe
pas
à
une
nouvelle
relation.
J’ai
trop
peur ».
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
|
|
|
La
violenza
contro
le
donne
non
è
(del
tutto)
repressa
in
Bosnia
- La
violenza
domestica
è
una
realtà
diffusa
e in
gran
parte
ignorata
in
Bosnia-Herzegovina.
Ben
pochi
casi
sono
infatti
denunciati
alla
polizia.
Un
nuovo
progetto
di
legge,
che
suscita
l'ira
delle
femministe
e delle
associazioni
di
difesa
dei
diritti
della
persona,
assimilerebbe
questa
violenza
a una
offesa
semplice,
sanabile
con
un'ammenda |
| |
Sejla
(è
un
nome
di
fantasia)
si
ricorda
molto
bene
la
sua
vita
coniugale:
"ha
minacciato
di
uccidermi",
dice
-,
torcendosi
le
mani
nervosamente.
"mi
colpiva,
mi
insultava
e inveiva
contro
me",
ha
confidato
a IWPR,
una
giovane
donna
che
si
è
rifugiata
in
una
casa
di
accoglienza
assieme
al
suo
bambino
di
4 mesi.
"Ero
in
una
specie
di
residenza
sorvegliata,
non
potevo
uscire
senza
scorta."
Un
giorno,
ne
ho
avuto
abbastanza.
Una
mattina,
molto
presto,
me
ne
sono
andata
e ho
detto
tutto
alla
polizia,
che
mi
ha
presentato
a delle
persone
del
centro
di
lavoro
sociale.
"La
gente
come
il
mio
marito
dovrebbe
stare
in
prigione."
Devono
essere
perseguiti
per
tutto
quello
che
fanno
alle
donne.
"Il
numero
di
casi
come
quello
di
Sejla
aumenta
in
modo
allarmante
in
Bosnia."
Ma
invece
di
punire
i colpevoli
con
più
severità,
le
autorità
pensano
di
considerare
la
violenza
coniugale
come
un'offesa
secondaria,
comparabile
a un
parcheggio
non
regolamentare,
e suscettibile
di
una
semplice
ammenda.
Le
critiche
evidenziano
come
il
progetto
di
legge
dimostri
che
la
violenza
contro
le
donne
è
ancora
giudicata
"accettabile"
in
un
paese
predominato
da
nazionalisti
conservatori.
"Che
un
gesto
violento
sia
considerato
come
incartade
piuttosto
che
come
un
atto
criminale
ne
dice
lungo
sui
valori
che
il
governo
cerca
di
promuovere",
spiega
Fedra
Idzakovic
di
Global
Rights,
un
organismo
dedicato
alle
donne
vittime
di
violenza.
La
violenza
coniugale
è
un
problema
crescente
in
Bosnia
mentre
il
paese
è
sempre
alle
prese
con
l'eredità
della
guerra:
disoccupazione
endemica,
sforzo
post-traumatico
e servizi
sociali
limitati.
Tuttavia,
ci
sono
soltanto
cinque
case
che
accolgono
donne
in
fuga
in
tutto
il
paese.
Ciò
ha
per
risultato
che
i servizi
offerti
da
gruppi
d'appoggio
locali
fanno
fronte
ad
una
domanda
molto
forte.
"abbiamo
ricevuto
640
appelli
nel
corso
dei
primi
6 mesi
della
nostra
linea
d'aiuto
telefonico,
cosa
che
dà
un'idea
dell'ampiezza
del
fenomeno",
afferma
Selma
Begic,
che
lavora
alla
casa
di
Sarajevo
dove
vive
attualmente
Sejla.
Ma
ciò
non
appare
nelle
statistiche.
Secondo
le
cifre
della
polizia
rivelate
nel
2002,
soltanto
147
incidenti
di
violenza
domestica
erano
stati
riportati
nella
Federazione.
65%
delle
donne
vittime
della
violenza
domestica
Alcune
militanti
credono
che
un
recente
sondaggio
su
scala
nazionale,
eseguito
per
conto
della
Local
Democracy
Foundation,
dia
una
versione
più
realistica
della
dimensione
del
problema.
Questo
sondaggio,
condotto
su
4.000
donne,
mostra
che
il
65%
di
esse
ha
subito
violenze
domestiche
e che
i tre
quarti
di
delle
intervistate
non
avevano
denunciato
l'accaduto.
Le
militanti
sostengono
che
queste
riserve
sono
comprensibili,
tenuto
conto
dell'indulgenza
dei
giudici
e dei
poliziotti
verso
questo
tipo
di
crimine.
Una
recente
relazione
elaborata
da
Global
Rights
e da
altre
ONG
sul
trattamento
giudiziario
riservato
ai
casi
di
violenza
coniugale
ha
dimostrato
che
i giudici
avevano
tendenza
a punire
i colpevoli
con
piccole
ammende
e che
le
sentenze
di
carcerazione
costituivano
l'eccezione.
Secondo
il
Ministero
della
Giustizia
della
Republika
Srpska
(RS),
51
casi
di
violenze
domestiche
sono
stati
denunciati
alla
polizia
di
Banja
Luka
nel
solo
anno
2002,
ma
soltanto
due
persone
sono
state
imprigionate
relativamente
a questi
eventi.
Una
società
tradizionale
e patriarcale
Alcuni
gruppi
di
diritti
umani
constatano
che
la
debole
proporzione
di
casi
denunciati
alle
autorità
si
iscrive
in
un
problema
più
vasto.
Global
Rights
rileva
che
"dietro
una
facciata
civilizzata
e moderna,
la
Bosnia
nasconde
una
società
profondamente
tradizionale
e patriarcale
."
La
violenza
è
una
parte
integrante
della
realtà
familiare,
ma
resta
ignorata
e non
è
discussa
in
pubblico".
Le
militanti
pensano
che
questo
atteggiamento
sia
profondamente
radicato
nelle
forze
di
polizia
locali.
"Anche
quando
ricevono
una
formazione
adeguata
sull'argomento,
numerosi
poliziotti
sembrano
sempre
credere
che
sia
normale,
un
giorno
o l'altro,
di
picchiare
una
donna",
deplora
la
consulente
della
Casa
per
le
Donne
Zehrija
Zajkovic.
Aggiunge
che
molti
uomini
bosniaci
hanno
tutta
l'aria
di
pensare
che
uno
schiaffo
non
sia
"nulla".
I gruppi
di
sostegno
alle
donne
prevedono
che
il
progetto
di
legge
che
relega
la
violenza
coniugale
a una
semplice
divergenza
di
condotta
non
cambierà
per
nulla
questi
atteggiamenti.
"Lo
Stato
deve
efficacemente
punire
i responsabili
della
violenza
nelle
famiglie",
dichiara
Idzakovic.
"Nulla
migliorerà
se
ci
si
accontenta
di
trattare
la
violenza
familiare
come
una
bazzeccola
".
Il
governo
difende
il
suo
progetto
Global
Rights
fa
parte
di
una
coalizione
di
più
di
un
centinaio
di
ONG
che
pressano
il
governo
perché
non
dia
seguito
al
suo
progetto
di
legge.
"Non
è
stato
presentato
in
pubblico
e non
c'è
stato
nessun
dibattito
a questo
riguardo",
ha
detto
Sehic.
"Ci
opponiamo
a una
visione
che
fa
della
violenza
domestica
una
semplice
divergenza
di
condotta".
Ma
rappresentanti
del
governo
hanno
già
detto
che
il
progetto
di
legge
che
relativizza
la
violenza
contro
le
donne
non
sarà
modificato.
Un
responsabile
del
ministero
della
Justice
Dzemal
Mutapcic
dichiara
che
"tale
legge
ci
permetterà
di
distinguere
le
offese
secondarie,
come
il
ceffone,
da
altre
offese
più
serie".
Aggiunge
anche
che
altre
leggi
potevano
essere
utilizzate
per
perseguire
queste
offese
"più
serie".
Le
militanti
ammettono
che
alcune
disposizioni
contenute
in
altri
progetti
di
legge
potrebbero
contribuire
a ridurre
la
violenza
nelle
famiglie.
Ad
esempio,
nella
legge
sulla
famiglia
attualmente
presentata
dal
Ministero
della
Giustizia
della
Federazione,
sarà
possibile
eliminare
le
persone
violente
del
focolare
e anche
rifiutare
loro
l'accesso
alla
propria
famiglia.
Ma
la
questione
delle
pene
inflitte
ai
colpevoli
resta
in
piedi.
Le
ONG
affermano
che
finché
la
legge
considererà
la
violenza
domestica
come
una
stravaganza
e la
punirà
soltanto
con
una
piccola
ammenda,
c'è
poca
speranza
di
cambiare
l'atteggiamento
della
polizia,
dei
giudici
e dei
violenti.
Sempre
rifugiata
in
una
casa
per
donne
di
Sarajevo,
Sejla
vive
nel
timore
di
suo
marito
che
resta
un
uomo
libero.
"Quando
sono
venuta
qui,
ero
distrutta",
dice.
"Oggi,
vivo
nella
speranza
di
poter
lasciare
questo
posto,
di
trovarmi
un
lavoro
e cominciare
una
nuova
vita.
Ma
non
penso
a una
nuova
relazione.
Avrei
troppa
paura".
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
| |
 |
©
2005
- Nidzara
Ahmetasevic

- 
traduzione
in
francese
di
Stéphane
Surprenant
traduzione
in
italiano
di
Macondo
Tre |
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|