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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 8 settembre 2005
di Sanita Rozajac ("Oslobodjenje" [Sarajevo], 31 agosto 2005) -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
30.09.05 7:33

 
 
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Bosnie: création d’un Institut pour retrouver la trace des disparus
 
L’institut aura pour rôle de chercher les disparus, sans tenir compte de leur appartenance religieuse ou ethnique, et sans discrimination aucune. En effet, en B&H, depuis dix ans, on recherche encore de 15 à 20 000 personnes
 
La Bosnie-Herzégovine s’est chargée d’initier la création d’un Institut pour la recherche des personnes disparues.
Mardi 30 août, au cours de la Journée internationale des personnes disparues, Mirsad Kebo, Ministre pour les droits de l’homme et des réfugiés de Bosnie-Herzégovine et Catherine Bomberger, chef de la Commission internationale pour les personnes disparues (ICMP), ont signé un accord entérinant la création d’un Institut pour les personnes disparues de Bosnie-Herzégovine.
Selon le Ministre Kebo, la création de l’institut est la meilleure façon de venir en aide aux familles dont les membres ont, durant la guerre, disparus en B&H. Dix ans après les accords de Dayton, la vérité doit être faite.
« La Bosnie-Herzégovine est le seul pays au monde qui a voté une Loi sur les personnes disparues. Désormais, la mise en oeuvre de celle-ci doit à tout prix être intensifiée. La création de l’Institut va permettre de développer des recherches transparentes et scientifiques. L’Institut aura pour rôle de rechercher les personnes disparues quelques soient leur appartenance religieuse ou ethnique, sans discrimination aucune », a souligné mardi dernier le Ministre pour les droits de l’homme et des réfugiés de Bosnie-Herzégovine.
L’institut réunira sous son égide la Commission fédérale pour les personnes disparues, ainsi que les Bureau pour la recherche des prisonniers et des personnes disparues de RS et de Brcko. Il aura pour mission de recueillir, de gérer, de systématiser et de présenter au public toutes les informations disponibles sur les personnes disparues. Il prendra en charge les activités, les responsabilités, le personnel et les fonctions des structures déjà existantes au niveau des entités. Les familles des disparus seront également incluses dans le travail de l’Institut et cela à travers leur participation au Conseil d’administration, au Conseil de gestion et au Conseil de référence. Cet Institut qui travaillera au niveau de l’Etat et qui aura son siège à Sarajevo, sera dirigé par un Collège de directeurs qui durant les deux premières années sera composé des présidents de la Commission fédérale pour la recherche des personnes disparues, Amor Masovic et Marko Jurisic, ainsi que de Milan Bogdanic, président du Bureau pour la recherche des captifs et des personnes disparues.
« La chose la plus importante dans ce processus est le soutien que nous allons assurer aux familles. Nous leur promettons que nous allons tout faire pour rechercher les responsables de ces crimes. Même le fait de cacher des informations sur les disparus est un acte criminel. C’est pourquoi, nous suggérons aux personnes susceptibles d’avoir de quelconques informations de les rendre disponibles au plus vite. C’est à ce prix que pourra être établi « une justice terrestre », a rajouté Kebo.
Toujours selon Kebo, l’Institut va établir une base de données centrale et un registre des victimes. Dans le même temps, cet organisme va devoir être isolée de toute influence politique, dans le but d’empêcher l’utilisation de ces informations à des fins électorales ou partisanes.
« Nous espérons que l’expérience bosnienne de recherche de personnes disparues pourra être utilisée dans le monde entier. Elle sera proposée au sein des missions humanitaires, là où elle sera nécessaire. Le Ministère pour les droits de l’homme et l’Institut vont tendre de concert à établir une coopération régionale et vont participer à la création de l’agence régionale pour la quête des personnes disparues, ce qui augmentera les chances pour que tous les cas individuels soient résolus le plus rapidement possible », a conclu Kebo.
La directrice de la Commission internationale pour la quête des personnes disparues (ICMP) a déclaré que parmi les 30 000 personnes disparues en B&H, on en recherche encore entre 15 et 20 000. A l’occasion de la signature de cet accord, elle a invité les dirigeants de l’Institut à respecter scrupuleusement la règle d’impartialité.

Un projet vieux de dix ans
Amor Masovic, président de la Commission fédérale pour la quête des personnes disparues nous a expliqué que la présidence du Collège des directeurs tournera par ordre alphabétique.
« Etant donné qu’il n’y a pas de critères particuliers, nous avons décidé que la rotation du président s’effectuera par ordre alphabétique. Nous attendons encore la confirmation de Milan Bogdanic, car mon collègue Jurisic et moi, nous sommes déjà d’accord sur ce point », souligne A. Masovic. (...)
« A mon avis, si le nom du président n’avait plus aucune importance, ce serait déjà un grand succès. Bogdanic, Jurisic, Masovic : les noms et les individualités ne devraient jouer aucun rôle dans ce type d’institution. (...) Nous répondrons à toutes les familles, sans tenir compte des appartenances religieuses ou ethniques », a confirmé Masovic, pour qui la création de cet institut est un rêve vieux de dix ans.

Des recherches libérées de toute manipulation politique
Milan Bogdanic, président du Bureau pour la recherche des personnes disparues de RS a affirmé que l’Institut va représenter une institution indépendante, autonome et scientifique qui réalisera ses activités en concordance avec la Loi pour les personnes disparues. (...) Toutes les décisions de l’Institut seront le résultat d’un consensus.
« J’espère que l’existence de l’Institut nous permettra de surmonter tout type de politisation et que la quête des personnes disparues deviendra enfin une question humanitaire et juridique », a-t-il rajouté.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
Bosnia: creazione di un istituto per ritrovare le tracce degli scomparsi - L’istituto avrà il compito di cercare gli scomparsi. senza tener conto della loro appartenenza religiosa o etnica, e senza alcuna discriminazione. In effetti in Bosnia Erzegovina si cercano ancora, dopo dieci anni, dalle 15.000 alle 20.000 persone
 

IIn Bosnia Erzegovina è nato un istituto per la ricerca delle persone scomparse.
Martedì 30 agosto, nel corso della giornata internazionale delle persone scomparse, Mirsad Kebo, il ministro per i diritti dell'uomo e dei profughi della Bosnia Erzegovina e Catherine Bomberger, capo della Commissione internazionale per le persone scomparse (ICMP), hanno firmato un accordo che ratifica la creazione di un istituto per le persone scomparse della Bosnia Erzegovina.
Secondo il ministro Kebo, la creazione dell'istituto è il migliore modo di venire in aiuto alle famiglie i cui membri, durante la guerra, sono scomparsi in Bosnia Erzegovina. Dieci anni dopo gli accordi di Dayton, la verità deve essere svelata.
"La Bosnia Erzegovina è il solo paese al mondo che ha votato una legge sulle persone scomparse. A questo punto, l'attuazione di questa legge deve essere intensificata a qualsiasi prezzo. La creazione dell'istituto permetterà di sviluppare ricerche trasparenti e scientifiche. L'istituto avrà per ruolo la ricerca delle persone scomparse qualunque siano la loro appartenenza religiosa o etnica, senza discriminazione alcuna", ha sottolineato martedì scorso il ministro per i diritti dell'uomo e dei profughi della Bosnia Erzegovina ."
L'istituto riunirà sotto la sua egida la Commissione federale per le persone scomparse, come pure l'Ufficio per la ricerca dei prigionieri e delle persone scomparse di RS e di Brcko. Avrà il compito di raccogliere, gestire, sistematizzare e presentare al pubblico tutte le informazioni disponibili sulle persone scomparse. Assisterà le attività, le responsabilità, il personale e le funzioni delle strutture già esistenti a livello delle entità. Anche le famiglie dei dispersi saranno incluse nel lavoro dell'istituto attraverso la loro partecipazione al Consiglio d'amministrazione, al Consiglio di gestione e al Consiglio di riferimento. Quest'istituto che avrà la sua sede a Sarajevo, sarà diretto da un collegio di direttori che durante i primi due anni sarà composto dei presidenti della Commissione federale per la ricerca delle persone scomparse, Amor Masovic e Marko Jurisic, come pure Milan Bogdanic, presidente dell'Ufficio per la ricerca dei prigionieri e delle persone scomparse.
"La cosa più importante in questo processo è il sostegno che garantiremo alle famiglie. Promettiamo loro che faremo di tutto per ricercare i responsabili di questi crimini. Anche nascondere informazioni sui dispersi è un crimine. È per questo che suggeriamo alle persone suscettibili di avere informazioni di renderle disponibili il più rapidamente possibile. È a questo prezzo che potrà essere stabilita "una giustizia terrestre", ha aggiunto Kebo. Sempre secondo Kebo, l'istituto stabilirà una base centrale di dati e un registro delle vittime. Nello stesso tempo, quest'organismo dovrà essere isolato da ogni influenza politica, allo scopo di impedire l'utilizzo di quest'informazioni a fini elettorali o favorevoli.
"Speriamo che l'esperienza bosniaca di ricerca di persone scomparse potrà essere utilizzata nel mondo intero." Sarà proposta nell'ambito delle missioni umanitarie, là dove sarà necessario. Il ministero per i diritti dell'uomo e l'istituto tenderanno di concerto di stabilire una cooperazione regionale e parteciperanno alla creazione dell'agenzia regionale per la ricerca delle persone scomparse, cosa che aumenterà le possibilità che tutti i casi individuali siano risolti il più presto possibile ", ha concluso Kebo."
Il direttore della Commissione internazionale per la ricerca delle persone scomparse (ICMP) ha dichiarato che delle 30.000 persone scomparse in Bosnia Erzegovina, se ne cercano ancora tra le 15.000 e le 20 000. Nell'occasione della firma di quest'accordo, ha invitato i dirigenti dell'istituto a rispettare scrupolosamente la norma d'imparzialità.

Un progetto vecchio di dieci anni
Amor Masovic, presidente della Commissione federale per la ricerca delle persone scomparse ha spiegato che la presidenza del collegio dei direttori ruoterà secondo un criterio alfabetico. "Visto che non ci sono criteri particolari, abbiamo deciso che la rotazione del presidente si effettuerà per ordine alfabetico." Attendiamo ancora la conferma di Milan Bogdanic, poiché il mio collega Jurisic e io, siamo già d'accordo su questo punto", ha sottolineato A. Masovic. (...)" A mio parere, se il nome del presidente non avesse più nessun'importanza, sarebbe già un grande successo. Bogdanic, Jurisic, Masovic: i nomi e le individualità non dovrebbero svolgere alcun ruolo in questo tipo d'istituzione (...) noi risponderemo a tutte le famiglie, senza tenere conto delle appartenenze religiose o etniche ", ha confermato Masovic, per cui la creazione di questo istituto è un sogno vecchio di dieci anni."

Ricerche esenti da ogni manipolazione politica
Milan Bogdanic, presidente dell'Ufficio per la ricerca delle persone scomparse della RS ha affermato che l'istituto rappresenterà un'istituzione indipendente, autonoma e scientifica che realizzerà le sue attività in accordo con la legge sulle persone scomparse (...) tutte le decisioni dell'istituto saranno il risultato di un consenso. "Spero che l'esistenza dell'istituto ci permetterà di superare ogni tipo di politicizzazione e che la ricerca delle persone scomparse diventerà infine una questione umanitaria e giuridica", ha aggiunto.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)

 
© 2005 - Sanita Rozajac
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traduzione in francese di Ursula Burger Oesch
traduzione in italiano di Macondo Tre
 
 
 
 
 
 
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