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aggiornamento
25.10.07 18:33
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 Les
portes
de
l’Europe
peuvent
toujours
se
refermer
pour
la
Bosnie-Herzégovine,
met
en
garde
l’ancien
Haut
représentant
international
Wolfgang
Petritsch,
qui
évoque
notamment
le
risque
d’un
échec
des
négociations
sur
les
changements
constitutionnels |
| |
«Les
conséquences
de
cet
échec
pourraient
être
très
dangereuses
pour
la
Bosnie-Herzégovine.
L’atmosphère
en
Europe
après
les
référendums
manqués
sur
la
Constitution
européenne
en
France
et
en
Hollande
a drastiquement
changé,
et
devient
défavorable
à
l’élargissement.
Si
la
Bosnie
envoie
le
message
qu’il
n’est
pas
possible
de
procéder
aux
changements
constitutionnels
nécessaires
pour
que
le
pays
se
rapproche
de
l’Europe,
alors
la
réponse
de
l’Europe
sera
très
facile
à
prévoir »,
avertit
Wolfgang
Petritsch.
Dnevni
Avaz
Que
pouvons-nous
faire ?
Wolfgang
Petritsch
L’opinion
publique
doit
demander
aux
responsables
politiques
de
se
mettre
d’accord.
Tout
simplement,
les
citoyens
doivent
faire
entendre
leur
opinion,
dire
qu’ils
n’accepteront
pas
une
politique
qui
éloigne
la
Bosnie
de
l’Europe.
Ensuite,
la
communauté
internationale
doit
clairement
dire
que
cette
réforme
doit
s’accomplir.
J’ai
été
très
déçu
de
voir
que
la
question
des
changements
de
la
Constitution
de
la
Bosnie-Herzégovine
avait
tellement
peu
d’importance
dans
les
cercles
dirigeants
de
la
communauté
internationale.
Je
me
rappelle
que
les
responsables
politiques,
au
moins
ceux
des
partis
démocratiques
de
Bosnie,
après
l’accord
Sarajevo-Mrakovica,
étaient
prêts
à
poursuivre
ce
processus.
Il
y a
même
eu,
si
vous
vous
en
souvenez,
un
forum
civil,
constitué
d’intellectuels,
d’hommes
d’affaires,
d’étudiants,
etc,
qui
étaient
pour
la
poursuite
de
la
réforme.
Maintenant,
on
voit
qu’elle
était
très
importante
et
qu’il
aurait
fallu
poursuivre.
Le
travail
sur
les
fondements
et
sur
l’esprit
de
cet
accord
aurait
dû
être
une
pré-condition
pour
que
de
nouvelles
autorités
prennent
leurs
fonctions.
Dnevni
Avaz
On
a quand
même
engagé
d’autres
réformes...
Wolfgang
Petritsch
Oui.
Sans
doute,
les
réformes
dans
les
sphères
de
la
défense,
du
système
fiscal,
de
la
communauté
d’informations,
etc,
sont-elles
très
importantes
et
on
a là
de
grands
succès.
Mais,
après
l’accord
Sarajevo-Mrakovica,
il
y avait
un
élan
qui
aurait
dû
être
poursuivi.
Cela
aurait
pu
être
un
processus
qui
se
déroulerait
indépendamment
de
ces
changements,
et
la
communauté
internationale
aurait
dû
le
soutenir
et
l’encourager.
Ensuite,
cette
question
reste
ouverte
et
on
doit
en
finir
avec
elle.
Je
suis
désolé
car
la
communauté
internationale
a raté
une
opportunité
d’institutionnaliser
les
pourparlers
sur
les
changements
de
la
Constitution
de
la
Bosnie-Herzégovine
et
de
les
inscrire
dans
un
processus
durable.
Dnevni
Avaz
Vous
faites
une
critique
de
la
communauté
internationale
assez
sévère.
Vos
collègues
diplomates
de
Sarajevo
pourraient
sûrement
vous
répondre ?
Wolfgang
Petritsch
Regardez,
presque
quatre
années
sont
passées
depuis
les
accords
de
Mrakovica,
et
nous
trébuchons
toujours
sur
les
questions
que
personne
ne
traite.
Donald
Hays
a fait
un
travail
excellant
et
je
l’admire
à
cause
des
efforts
qu’il
effectue
pour
qu’on
se
mette
d’accord
sur
les
changements
de
la
Constitution.
Mais
il
n’y
a pas
de
résultats.
S’il
n’y
a pas
d’accord...
Dnevni
Avaz
Et
s’il
n’y
a pas
d’accord ?
Wolfgang
Petritsch
Alors,
l’opinion
européenne
et
l’UE
diront
qu’il
n’y
a pas
d’élargissement.
La
porte
de
l’Europe
pourrait
se
refermer
au
nez
de
la
Bosnie-Herzégovine,
et
rester
close
pour
plusieurs
années.
Bien
sûr,
cela
serait
terrible
et
je
suis
catégoriquement
contre
une
telle
hypothèse,
mais
s’il
n’y
a pas
de
progrès
en
Bosnie,
alors
les
choses
sont
claires.
Dnevni
Avaz
Et
pourtant
les
négociations
commencent
pour
l’accord
de
stabilisation
et
d’association
de
la
BiH
à
l’UE .
Comment
percevez-vous
cela ?
Wolfgang
Petritsch
C’est
une
chose
très
positive.
Mais,
le
processus
de
stabilisation
et
d’association
se
heurtera
tôt
ou
tard
aux
défauts
de
la
Constitution
de
la
Bosnie.
Tout
simplement,
avec
la
situation
constitutionnelle
actuelle,
je
ne
vois
pas
comment
ces
négociations
pourraient
s’achever
dans
peu
de
temps.
Bonne
chance
au
nouveau
Haut
représentant.
Dnevni
Avaz
Que
pensez-vous
du
nouveau
Haut
représentant
international ?
Wolfgang
Petritsch
Christian
Schwartz
- Schilling
connaît
très
bien
la
situation
en
Bosnie-Herzégovine.
Il
a une
très
grande
expérience
de
travail
dans
ce
pays,
sa
méthode
de
travail
suppose
l’inclusion
de
tous
les
acteurs
dans
le
processus,
et
c’est
justement
ce
dont
nous
avons
besoin
aujourd’hui
en
Bosnie.
Dix
ans
après
Dayton,
les
Bosniens
doivent
finalement
prendre
le
destin
de
leur
pays
dans
leurs
propres
mains.
Mais
Christian
Schwartz
- Schilling
réussira
dans
la
mesure
où
les
dirigeants
politiques
bosniens
le
lui
permettront.
Je
ne
doute
pas
qu’il
fera
tout
de
son
mieux,
mais
ce
qui
pose
des
limites,
c’est
le
caractère
même
des
structures
de
la
Bosnie,
qui
sont
telles
qu’elles
sont,
pleines
des
barrières
et
de
procédures
compliquées.
Le
Kosovo,
comme
la
Bosnie ?
Dnevni
Avaz
Et
que
vous
inspire
la
situation
au
Kosovo ?
Wolfgang
Petritsch
La
nouvelle
du
décès
imprévu
du
Président
Ibrahim
Rugova
arrive
à
un
moment
crucial
pour
le
Kosovo.
Mais
j’espère
que
les
responsables
politiques
seront
assez
mûrs
pour
trouver
rapidement
un
successeur
à
Rugova,
et
qu’ils
poursuivront
les
changements
démocratiques.
Nous
nous
attendons
à
ce
que
les
leaders
du
Kosovo
soient
capables
de
répondre
aux
attentes
de
l’Europe.
Eux
aussi,
ils
doivent
viser
un
compromis
qui
puisse
satisfaire
tous
les
citoyens
du
Kosovo.
Il
est
évident
que
cela
est
extrêmement
difficile,
mais
un
tel
résultat
doit
être
atteint.
Dans
une
première
phase
des
négociations
sur
le
statut
du
Kosovo,
nous
devrons
nous
concentrer
sur
la
décentralisation,
le
retour
des
réfugiés
et
de
leur
propriétés.
Cela
est
une
pré-condition
pour
une
juste
solution
de
la
question
de
Kosovo.
Le
groupe
de
contact
a dit
clairement
que
le
Kosovo
ne
pouvait
plus
faire
part
de
la
Serbie.
Mais,
d’un
autre
coté,
l’indépendance
inconditionnelle
n’est
pas
une
solution
non
plus,
même
en
ce
qui
concerne
le
gouvernement
ou
les
réformes
économiques.
Cela
sera
le
problème
du
Kosovo
dans
les
années
à
venir.
La
communauté
internationale
restera
donc
engagée
au
Kosovo
et
son
mandat
ressemblera
partiellement
à
la
situation
en
Bosnie-Herzégovine
après
Dayton.
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
|
|
|
L'Europa
può
ancora
chiudere
le
sue
porte
alla
Bosnia
Erzegovina
- le
porte
dell’Europa
possono
ancora
chiudersi
per
la
Bosnia
Erzegovina,
mette
in
guardia
l'ex
Alto
Rappresentante
internazionale
Wolfgang
Petritsch,
che
evoca
in
particolare
il
rischio
di
uno
scacco
dei
negoziati
sui
cambiamenti
costituzionali
|
| |
I"Le
conseguenze
di
questo
scacco
potrebbero
essere
molto
pericolose
per
la
Bosnia
Erzegovina.
L’atmosfera
in
Europa
dopo
i referendum
falliti
sulla
Costituzione
europea
in
Francia
e in
Olanda
è
drasticamente
cambiata
e diventa
favorevole
all'allargamento.
Se
la
Bosnia
da'
il
segnale
che
non
è
possibile
procedere
ai
cambiamenti
istituzionali
necessari
affinché
il
paese
si
avvicini
all'Europa,
allora
la
risposta
di
quest'ultima
sarà
facile
da
prevedere",
avverte
Wolfgang
Petritsch.
Dnevni
Avaz
Che
possiamo
fare?
Wolfgang
Petritsch
L’opinione
pubblica
deve
chiedere
ai
responsabili
politici
di
mettersi
d'accordo.
Più
semplicemente,
i cittadini
devono
fare
sentire
la
loro
opinione,
dire
che
non
accetteranno
una
politica
che
allontana
la
Bosnia
dall’Europa.
Poi,
la
comunità
internazionale
deve
chiaramente
dire
che
questa
riforma
deve
compiersi.
Sono
stato
molto
deluso
di
vedere
che
la
questione
dei
cambiamenti
della
Costituzione
dell
Bosnia
Erzegovina
aveva
così
poca
importanza
tra
i dirigenti
della
comunità
internazionale.
Mi
ricordo
che
i responsabili
politici,
almeno
quelli
dei
partiti
democratici
bosniaci,
dopo
l'accordo
Sarajevo-Mrakovica,
erano
pronti
a perseguire
questo
processo.
C'è
anche
stato,
se
ve
ne
ricordate,
un
forum
civile
costituito
da
intellettuali,
da
uomini
d'affari,
da
studenti,
ecc.,
che
erano
per
il
raggiungimento
della
riforma.
Ora
vediamo
che
è
molto
importante
e che
sarebbe
stato
necessario
proseguire.
Il
lavoro
sulle
basi
e sullo
spirito
di
quest'accordo
avrebbe
dovuto
essere
una
precondizione
affinché
nuove
autorità
assumano
le
loro
funzioni.
Dnevni
Avaz
Si
sono
comunque
avviate
altre
riforme...
Wolfgang
Petritsch
Sì.
Certamente,
le
riforme
nell'ambito
della
difesa,
del
sistema
fiscale,
della
Comunità
di
informazioni,
ecc.,
sono
molto
importanti
e si
sonono
avuti
grandi
successi.
Ma,
dopo
l'accordo
Sarajevo-Mrakovica,
c'era
uno
slancio
che
avrebbe
dovuto
essere
proseguito.
Ciò
avrebbe
potuto
essere
un
processo
che
si
si
sarebbe
svolto
indipendentemente
da
questi
cambiamenti,
e la
Comunità
internazionale
avrebbe
dovuto
sostenerlo
ed
incoraggiarlo.
In
seguito,
la
questione
resta
aperta
e si
deve
risolverla.
Sono
spiacente
poiché
la
Comunità
internazionale
ha
perso
l'opportunità
di
istituzionalizzare
i negoziati
sui
cambiamenti
della
costituzione
della
Bosnia
Erzegovina
e iscriverli
in
un
processo
duraturo.
Dnevni
Avaz
Avete
fatto
una
critica
della
Comunità
internazionale
abbastanza
rigorosa.
I vostri
colleghi
diplomatici
di
Sarajevo
potrebbero
rispondervi?
Wolfgang
Petritsch
Guardate,
quasi
quattro
anni
sono
passati
dagli
accordi
di
Mrakovica,
ed
inciampiamo
sempre
sulle
questioni
che
nessuno
tratta.
Donald
Hays
ha
fatto
un
lavoro
eccellente
e io
lo
ammiro
a causa
degli
sforzi
che
effettua
per
mettersi
d'accordo
sui
cambiamenti
della
costituzione.
Ma
non
ci
sono
risultati.
Se
non
ci
sono
accordi...
Dnevni
Avaz
E se
non
ci
sono
accordi?
Wolfgang
Petritsch
Bene,
l'opinione
europea
e l'Ue
diranno
che
non
c'è
allargamento.
La
porta
dell'Europa
potrebbe
richiudersi
davanti
alla
Bosnia
Erzegovina,
e restare
chiusa
per
molti
anni.
Ciò
sarebbe
terribile
e sono
categoricamente
contro
tale
ipotesi,
ma
se
non
ci
sono
progressi
in
Bosnia,
allora
le
cose
sono
chiare.
Dnevni
Avaz
E tuttavia
i negoziati
cominciano
per
l'accordo
di
stabilizzazione
e d'associazione
della
BiH
all'Ue.
Come
percepite
ciò?
Wolfgang
Petritsch
È
una
cosa
molto
positiva.
Ma,
il
processo
di
stabilizzazione
e d'associazione
si
scontrerà
presto
o tardi
con
i difetti
della
costituzione
della
Bosnia.
Più
semplicemente,
con
la
situazione
costituzionale
attuale,
non
vedo
come
questi
negoziati
potrebbero
completarsi
in
poco
tempo.
Buona
possibilità
al
nuovo
Alto
Rappresentante.
Dnevni
Avaz
Che
ne
pensate
del
nuovo
Rappresentante
Internazionale?
Wolfgang
Petritsch
Schilling
conosce
perfettamente
la
situazione
in
Bosnia
Erzegovina.
Ha
una
grande
esperienza
di
lavoro
in
questo
paese,
il
suo
metodo
di
lavoro
suppone
l'inclusione
di
tutti
gli
attori
nel
processo,
ed
è
precisamente
ciò
di
cui
abbiamo
bisogno
oggi
in
Bosnia.
Dieci
anni
dopo
Dayton,
i bosniaci
devono
finalmente
prendere
il
destino
del
loro
paese
nelle
loro
mani.
Ma
Christian
Schwartz
- Schilling
riuscirà
nella
misura
in
cui
i dirigenti
politici
bosniaci
glielo
permetteranno.
Non
dubito
che
farà
del
suo
di
meglio
ma,
e questo
pone
limiti,
è
il
carattere
anche
delle
strutture
della
Bosnia,
che
sono
tali
e che
sono
piene
delle
barriere
e di
procedure
complicate.
Il
Kosovo,
come
la
Bosnia?
Dnevni
Avaz
E cosa
vi
ispira
la
situazione
in
Kosovo?
Wolfgang
Petritsch
Le
notizie
del
decesso
imprevisto
del
Presidente
Ibrahim
Rugova
arrivano
in
un
momento
determinante
per
il
Kosovo.
Ma
spero
che
i responsabili
politici
saranno
abbastanza
maturi
per
trovare
rapidamente
un
successore
a Rugova,
e che
proseguiranno
i cambiamenti
democratici.
Ci
aspettiamo
che
i capi
del
Kosovo
siano
capaci
di
rispondere
alle
attese
dell'Europa.
Loro
anche,
devono
cercare
un
compromesso
che
possa
soddisfare
tutti
i cittadini
del
Kosovo.
È
ovvio
che
ciò
è
estremamente
difficile,
ma
tale
risultato
deve
essere
raggiunto.
Nel
contesto
di
una
prima
fase
dei
negoziati
sullo
statuto
del
Kosovo,
dovremo
concentrarsi
sul
decentramento,
il
ritorno
dei
profughi
e delle
loro
proprietà.
Ciò
è
una
precondizione
per
una
soluzione
giusta
della
questione
di
Kosovo.
Il
gruppo
di
contatto
ha
detto
chiaramente
che
il
Kosovo
non
poteva
più
fare
parte
della
Serbia.
Ma,
d'altra
parte,
l'indipendenza
incondizionata
non
è
nemmeno
una
soluzione,
anche
in
ciò
che
riguarda
il
governo
o le
riforme
economiche.
Questo
sarà
il
problema
del
Kosovo
negli
anni
a venire.
La
Comunità
internazionale
resterà
dunque
impegnata
con
il
Kosovo
e il
suo
mandato
somiglierà
parzialmente
alla
situazione
in
Bosnia
Erzegovina
dopo
Dayton.
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
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©
2006
- Sead
Numanovic

- 
traduzione
in
francese
di
Ursula
Burger
Oesch
traduzione
in
italiano
di
Macondo
Tre |
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