|
ultimo
aggiornamento
22.05.06 14:11
|
| |
 |
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
 Les
médias
bosniens
ont
reçu
beaucoup
plus
de
dons
de
l'étranger
que
leurs
homologues
de
Serbie
et
de
Croatie.
Mais
en
raison
d'un
manque
de
coordination,
ils
ont
accompli
moins
de
choses |
| |
Plus
de
100
M $
US
ont
été
dépensés
dans
le
développement
des
médias
au
cours
des
dix
dernières
années
par
des
donateurs
en
Bosnie-Herzégovine,
selon
les
estimations
de
la
communauté
internationale.
Or,
les
résultats
sont
peu
convaincants.
Autant
les
rédacteurs
en
chef
locaux
que
les
anciens
donateurs
s’entendent
pour
dire
qu’ils
espéraient
davantage,
vu
les
sommes
impressionantes
versées
aux
médias
de
ce
pays,
brisé
par
les
clivages
ethniques
après
la
fin
d’une
guerre
de
trois
ans
en
1995.
Non
seulement
la
qualité
générale
des
médias
sur
le
marché
demeure-t-elle
assez
basse,
mais
les
dons
n’ont
même
pas
permis
d’atteindre
leur
objectif
principal,
à
savoir
de
rétablir
des
ponts
par-dessus
les
divisions
ethniques
béantes.
En
effet,
une
décennie
plus
tard,
le
marché
des
médias
en
Bosnie-Herzégovine
reste
ethniquement
polarisé.
Il
est
également
très
influencé
par
les
partis
politiques
et
continue
de
dépendre
financièrement
de
dons
et
de
publicités
souvent
contraires
à
l’éthique.
Des
experts
internationaux
et
des
professionnels
des
médias
locaux
blâment
en
grande
partie
la
communauté
internationale,
dont
les
généreux
programmes
de
développement
ont
été,
disent-ils,
trop
dispersés
et
trop
improvisés
pour
laisser
des
traces
durables.
«La
communauté
internationale
est
venue
sans
se
soucier
des
idées
locales
et
des
besoins»,
raconte
Senad
Avdic,
rédacteur
en
chef
à
la
revue
Slobodna
Bosna.
«Ils
ont
plutôt
essayé
de
répliquer
le
modèle
médiatique
de
leur
propre
pays
dans
une
société
complètement
différente».
«Ils
ont
ainsi
créé
des
«monstres»
qui
suçaient
cet
argent
mais
étaient
incapables
de
tenir
debout
par
eux-mêmes
- tandis
que
les
voix
locales
et
les
initiatives
authentiques
étaient
ignorées».
La
plupart
des
journalistes
et
des
chefs
de
rédaction
reconnaissent
qu’il
y a
tout
de
même
eu
des
améliorations
dans
les
médias
depuis
la
période
noire
du
milieu
des
années
90,
mais
ils
soutiennent
que
ces
progrès
ont
été
trop
lents.
«Les
médias
se
sont
arrangés
pour
se
débarrasser
des
pressions
politiques»,
affirme
Zeljko
Kopanja,
propriétaire
et
rédacteur
en
chef
du
Banja
Luka-based
Nezavisne
Novine,
un
quotidien
fondé
à
l’aide
de
dons
étrangers
et
qui
représente
un
rare
exemple
de
réussite
d’investissements
internationaux.
Slavica
Govedarica,
rédactrice
en
chef
de
Reporter,
une
revue
hebdomadaire
de
Republika
Srpska,
abonde
dans
le
même
sens.
«Depuis
la
fin
de
la
guerre,
l’influence
du
nationalisme
dans
les
médias
a diminué,
ce
qui
est
admirable»,
a-t-elle
constaté.
Dans
l’autre
entité
de
la
Bosnie,
la
Fédération,
les
rédacteurs
en
chef
sont
d’accord
pour
dire
qu’en
ce
qui
concerne
l’incitation
ouverte
à
la
haine,
les
choses
ont
changé.
«La
situation
est
meilleure,
du
moins
en
ce
qui
a trait
à
l’incitation
à
la
haine.
Mais
cela
ne
veut
pas
dire
que
celle-ci
ait
entièrement
disparu
des
médias»,
explique
Muhamed
Dzemidzic.
Bien
qu’un
recul
des
propos
haineux
dans
les
médias
soit
une
évolution
positive,
les
professionnels
du
milieu
locaux
et
internationaux
pensent
que
les
grandes
sommes
dépensées
dans
le
développement
de
ce
secteur
auraient
pu
donner
de
bien
meilleurs
résultats.
Des
experts
croient
que
la
réforme
des
médias
a été
ironiquement
plus
réussie
en
Croatie
voisine
et
en
Serbie
- ou
l’aide
internationale
a été
beaucoup
moins
généreuse.
La
guerre
en
Bosnie
a infligé
des
dommages
matériels
et
psychologiques
durables
aux
médias
du
pays.
Les
édifices
et
les
infrastructures
ont
été
détruits
et
le
siège
social
à
moitié
ruiné
du
quotidien
Oslobodjenje
de
Sarajevo
est
devenu
l’un
des
symboles
les
plus
célèbres
de
la
brutalité
du
siège
de
la
capitale
par
les
troupes
serbes.
Bâtiments
et
machines
ne
sont
pas
les
seuls
à
avoir
souffert.
Alors
que
les
journalistes
en
sont
venus
à
jouer
un
rôle
significatif
dans
l’incitation
à
la
haine
et
à
la
division
ethnique
dans
la
société
bosniaque,
le
sens
de
l’unité
dans
les
divers
médias
du
pays
- aussi
fragile
était-il
- semble
avoir
été
brisé
pour
toujours.
La
plupart
des
médias
sont
devenus
de
facto
des
machines
de
propagande
pour
les
nouveaux
centres
de
pouvoir
qui
ont
émergé
de
l’ancienne
Yougoslavie.
En
Bosnie,
la
station
de
télévision
d’État,
qui
rassemblait
le
plus
vaste
auditoire,
a été
séparé
sur
une
base
ethnique
en
trois
nouveaux
canaux,
lesquels
ont
servi
de
porte-parole
aux
factions
combattantes
serbes,
bosniaques
et
croates.
Une
poignée
de
médias
sont
parvenus
à
conserver
une
position
indépendante
pendant
la
guerre
mais
ont
été
marginalisés
ensuite.
Bien
que
les
canons
se
sont
tus
avec
la
signature
des
Accords
de
Dayton
en
1995,
la
guerre
des
mots
s’est
poursuivie
sur
une
scène
médiatique
ethnicisée.
«Les
médias
libres
qui
émergeaient
dans
les
Balkans
ont
été
rapidement
réduits
au
silence
par
les
forces
politiques.
Plusieurs
autres
sont
devenus
volontairement
des
marionnettes
du
régime
et
certains
y ont
été
obligés»,
a relaté
au
Balkan
Insight
Per
Bymon,
de
l’Agence
de
Développement
international
de
Suède.
«Aussi
il
était
logique
de
porter
une
telle
attention
à
la
reconstruction
des
médias
lorsque
les
Accords
de
Dayton
ont
mis
un
terme
à
la
guerre
en
Bosnie»,
a-t-il
ajouté.
La
reconstruction
du
secteur
des
médias
est
devenue
un
objet
de
prédilection
pour
les
donateurs
occidentaux.
Mais
un
manque
de
coordination
a affaibli
leur
impact,
tout
comme
l’inexpérience.
Pour
la
plupart
des
agences
impliquées,
il
s’agissait
de
leur
première
expérience
dans
le
domaine
de
la
reconstruction
des
médias
dans
un
pays
dévasté
par
la
guerre.
Nermin
Durmo,
un
ancien
président
du
Conseil
de
Presse
de
BH
qui
a participé
au
processus
de
développement
des
médias,
affirme
que
les
donateurs
étrangers
sont
arrivés
sans
vraiment
comprendre
la
situation.
De
plus,
dit-il,
«les
étrangers
qu’on
nous
a envoyés
n’étaient
pas
des
experts
dans
le
domaine.
Ils
avaient
l’air
d’experts
seulement
parce
que
c’étaient
des
étrangers».
Mehmed
Halilovic,
ancien
rédacteur
en
chef
de
Oslobodjenje
et
Médiateur
actuel
des
Médias
de
la
Fédération,
souligne
l’impact
positif
que
les
dons
dans
ce
secteur
ont
eu
après
la
guerre.
«Ils
ont
contribué
à
la
survie
d’une
scène
médiatique
en
Bosnie-Herzégovine
et
ont
permis
aux
émissions
les
plus
menacées
de
poursuivre
leurs
activités»,
a-t-il
déclaré.
Mais
Halilovic
ajoute
que
les
donateurs
ont
commis
des
erreurs
lorsqu’il
a fallu
passer
à
une
autre
étape
du
développement
du
secteur
médiatique,
dont
«un
mauvais
choix
des
favoris».
«Les
dons
ont
été
versés
d’une
manière
peu
sélective
après
la
guerre,
de
l’argent
allant
à
des
émissions
qui
n’étaient
pas
professionnelles
ou
même
toujours
sous
l’influence
du
nationalisme»,
a expliqué
Halilovic.
Les
donateurs
sont
néanmoins
prêts
à
admettre
leurs
erreurs
au
moment
d’investir
dans
les
médias
bosniaques.
L’argent
ne
manquait
pas
selon
Bymon,
qui
raconte
que
les
donateurs
étrangers
en
Bosnie
«se
bousculaient
pour
trouver
des
bénéficiaires».
Il
poursuit
cependant :
«Le
support
était
donné
presque
indistinctement
à
des
journaux
intellectuels
et
à
des
magazines
culturels
sans
se
demander
si
ces
médias
avaient
un
lectorat
suffisant
pour
opérer
un
véritable
changement.
Il
y a
eu
aussi
des
tentatives
pour
augmenter
la
circulation
de
médias
à
tendance
plus
démocrate
- avec
un
succès
très
relatif».
Une
des
raisons
possibles
du
peu
de
succès
en
Bosnie
- comparé
à
la
Serbie
par
exemple
- est
le
manque
de
coordination
des
donateurs.
Si
les
buts
idéologiques
des
donateurs
étaient
clairs,
à
savoir
rendre
les
médias
capables
de
jouer
un
rôle
significatif
en
faveur
d’un
changement
de
régime
et
de
la
démocratisation
de
la
société,
les
approches
variaient
considérablement.
En
Serbie,
les
donateurs
se
sont
organisés
dès
les
années
90
afin
de
faire
tomber
le
régime
de
Slobodan
Milosevic.
Par
contre,
en
Bosnie-Herzégovine,
les
objectifs
étaient
plus
abstraits.
Peter
Graves,
vice-président
du
International
Center
for
Journalism
à
Washington,
se
rappelle :
«Les
situations
étaient
complètement
différentes.
En
Serbie,
nous
avions
affaire
à
un
gouvernement
dirigé
par
Milosevic
et
la
stratégie
était
effectivement
d’élire
quelqu’un
d’autre».
«En
Bosnie,
nous
nous
trouvions
dans
un
environnement
post-Dayton
de
supervision
et
d’intervention
internationale
massive,
de
construction
d’une
nation
- avec
peu
de
coordination».
Graves
conclut :
«Une
coordination
sérieuse
est
l’une
des
questions
les
plus
importantes
dans
un
programme
de
développement
des
médias
réussi».
Essayer
de
structurer
les
activités
de
douzaines
de
donateurs
dans
l’univers
des
médias
de
la
Bosnie
d’après-guerre
constituait
une
tâche
pratiquement
impossible,
tout
comme
de
faire
la
somme
exacte
de
tout
l’argent
injecté
au
cours
de
cette
expérience
de
dix
ans.
Une
analyse
des
activités
de
la
communauté
internationale
auprès
des
médias
bosniaques
menée
par
l’Institut
Media
Plan
local
révèle
quatre
phase
distinctes.
La
première
débute
immédiatement
après
la
guerre,
alors
que
la
communauté
internationale
commence
à
superviser
les
diverses
émissions
d’État.
La
seconde
survient
en
1996,
quand
la
communauté
internationale
met
sur
pied
une
stratégie
pour
affaiblir
le
nationalisme
profondément
ancré
dans
les
médias
publics
en
créant
de
nouvelles
émissions.
Le
but
était
de
diversifier
le
marché
et
de
fournir
des
alternatives
aux
agences
d’information
préexistantes
et
divisées
sur
une
base
ethnique.
En
1998,
l’attention
revient
aux
médias
d’État,
dans
l’intention
de
les
occidentaliser
et
de
les
transformer
en
services
publics.
En
1999,
la
communauté
internationale
commence
à
se
concentrer
sur
la
formation
et
l’éducation
des
journalistes.
Toutefois,
à
ce
moment
les
donateurs
eux-mêmes
sont
divisés
et
se
chamaillent
sur
la
place
publique
sur
la
meilleure
façon
d’investir
l’argent.
Il
existe
une
fracture
particulièrement
visible
entre
l’approche
étasunienne
- supporter
les
émissions
de
médias
privés
- et
l’approche
européenne
- se
concentrer
sur
les
services
publics
de
diffusion.
«Le
manque
de
coordination
a été
l’une
des
principales
raisons
pour
expliquer
pourquoi
il
y a
eu
tant
d’efforts
gaspillés
et
de
dédoublements»,
a résumé
Graves.
«L’Union
Européenne
(auparavant
la
Communauté
Européenne)
travaillait
à
une
chose,
les
États-Unis
à
une
autre»,
a-t-il
poursuivi.
«Les
priorités
étaient
diamétralement
opposées
et
de
batailles
ont
fait
rage
entre
les
capitales
étrangères
sur
des
stratégies
qui
auraient
dû
être
définies
à
l’avance».
Ces
divisions
entre
donateurs
et
l’absence
d’unité
chez
les
rédacteurs
en
chef
locaux
ont
mené
à
de
mauvais
résultats
à
la
fois
dans
les
secteurs
privé
et
public.
Les
initiatives
pour
pluraliser
le
marché
ont
échappé
à
tout
contrôle.
En
2000,
moins
de
4 millions
de
personnes
avaient
le
choix
entre
210
stations
de
radio,
71
stations
de
télévision
et
130
journaux,
magazine,
périodiques
et
revues.
Mais
peut-être
que
l’échec
le
plus
coûteux
et
le
plus
infâme
pour
créer
une
alternative
à
la
diffusion
d’État
et
à
la
rhétorique
nationaliste
a été
la
tentative
d’établir
une
télévision
nationale
indépendante
ainsi
qu’un
réseau
radiophonique
en
1996.
L’Open
Broadcast
Network
(OBN)
a aspiré
plus
de
20
M $
US
pendant
les
quatre
premières
années
de
son
existence
sans
jamais
devenir
un
rival
sérieux
aux
diffuseurs
publics,
vu
son
impopularité
auprès
des
téléspectateurs.
Abandonné
par
les
donateurs
en
2000,
OBN
s’est
tourné
depuis
vers
des
émissions
commerciales
et
de
divertissement,
laissant
le
champ
libre
de
l’information
et
de
la
politique
aux
diffuseurs
d’État
et
des
trois
entités.
L’intention
des
donateurs
de
créer
un
réseau
radiophonique
alternatif,
Radio
FERN,
a duré
encore
moins
longtemps,
soit
deux
ans
à
partir
de
sa
mise
en
service
en
1996.
À
la
différence
de
OBN,
FERN
n’est
jamais
parvenue
à
se
commercialiser
et
le
résultat
a été
son
intégration
à
la
radio
publique
BH
Radio
1.
En
Republika
Srpska,
les
efforts
des
donateurs
ont
mieux
réussi.
Ici,
la
communauté
internationale
a déployé
de
grands
efforts
pour
mettre
sur
pied
des
alternatives
écrites
et
diffusées
face
aux
nationalistes
radicaux
et
aux
médias
contrôlés
par
les
partis,
lesquels
sont
restés
dominants
après
la
guerre.
Alternative
Television
(ATV)
et
le
quotidien
Nezavisne
Novine
ont
chacun
reçu
de
généreux
fonds
de
la
part
d’organisations
internationales,
en
particulier
des
États-Unis,
et
tous
deux
ont
conquis
de
fortes
positions
sur
le
marché.
«Grâce
aux
dons
les
médias
d’ici
ont
eu
la
chance
de
fonctionner
indépendamment
des
partis
politiques
et
des
«grands
patrons»,
a souligné
Slavica
Isaretovic,
rédacteur
à
ATV
à
Banja
Luka.
Halilovic
nomme
aussi
Nezavisne
Novine
et
Mreza
Plus,
un
réseau
de
petites
télévisions
locales
dont
ATV
fait
partie,
comme
exemples
des
succès
des
dix
dernières
années.
Néanmoins
et
en
dépit
de
ces
réussites,
l’état
général
des
médias
en
Bosnie-Herzégovine
reflète
à
peine
les
sommes
énormes
investies
de
l’extérieur.
Beaucoup
de
journalistes
locaux
et
de
rédacteurs
disent
que
les
projets
ont
échoué
parce
qu’ils
étaient
«importés
et
implantés»
par
la
communauté
internationale
sans
consultation
des
professionnels
de
l’endroit.
Durmo
ajoute
que
l’autres
grande
erreur
des
donateurs
a été
leur
manque
de
vision
à
long
terme.
Ils
ont
donné
de
l’argent
aux
médias
«pour
qu’ils
survivent
au
lieu
de
les
aider
à
devenir
autonomes
et
viables»,
a-t-il
déploré.
Du
point
de
vue
de
l’Agence
de
Développement
international
de
Suède,
Bymon
confirme :
«Au
lieu
de
se
chamailler
sur
la
question
de
savoir
s’il
fallait
supporter
les
médias
privés
ou
publics,
nous
aurions
dû
en
arriver
à
une
entente
entre
les
donateurs
européens
et
étasuniens
en
appuyant
les
deux,
et
nous
concentrer
sur
le
cadre
médiatique
et
moins
sur
les
émissions
et
publications
spécifiques».
Nerma
Jelacic
est
directeur
du
BIRN
en
Bosnie-Herzégovine.
Aida
Sunje
et
Ilda
Zornic
sont
des
recrues
du
BIRN
à
Sarajevo.
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
|
|
|
Media
bosniaci:
donazioni
internazionali
senza
grandi
risultati
- I
mass
media
bosniaci
hanno
ricevuto
molte
più
donazioni
dell'estero
rispetto
ai
loro
omologhi
della
Serbia
e della
Croazia.
Ma
a causa
di
una
mancanza
di
coordinamento,
hanno
realizzato
meno
cose
|
| |
Oltre
100
M $
US
sono
stati
spesi
nello
sviluppo
dei
mass
media
nel
corso
degli
ultimi
dieci
anni
da
parte
di
donatori
in
Bosnia
Erzegovina,
secondo
le
stime
della
Comunità
internazionale.
I risultati,
tuttavia,
sono
poco
convincenti.
Sia
i direttori
locali
che
gli
ex
donatori
sono
d'accordo
nell'affermare
che
speravano
qualcosa
di
più,
viste
le
somme
impressionanti
versate
ai
mass
media
di
questo
paese,
lacerato
dalle
tensioni
etniche
dopo
la
fine
della
guerra.
Non
soltanto
la
qualità
generale
dei
mass
media
sul
mercato
rimane
abbastanza
bassa,
ma
le
donazioni
non
hanno
neppure
permesso
di
raggiungere
il
loro
obbiettivo
principale,
cioè
costruire
ponti
per
limitare
le
divisioni
etniche
ancora
aperte.
Infatti,
un
decennio
più
tardi,
il
mercato
dei
mass
media
in
Bosnia
Erzegovina
resta
etnicamente
polarizzato.
È
anche
molto
influenzato
dai
partiti
politici
e continua
a dipendere
finanziariamente
da
donazioni
e da
pubblicità
non
di
rado
contrarie
all'etica.
Esperti
internazionali
e professionisti
dei
mass
media
locali
danno
la
colpa
alla
Comunità
internazionale,
i cui
programmi
generosi
di
sviluppo
sono
stati,
dicono,
troppo
dispersivi
e troppo
improvvisati
per
lasciare
tracce
durature.
"La
Comunità
internazionale
è
intervenuta
senza
preoccuparsi
delle
esigenze
e delle
necessità
locali",
dice
Senad
Avdic,
direttore
della
rivista
Slobodna
Bosna.
"Ha
piuttosto
provato
a replicare
il
modello
mediatico
dei
propri
paesi
in
una
società
completamente
diversa".
Sono
così
stati
creati
dei
'mostri'
che
succhiavano
il
denaro
ma
erano
incapaci
di
stare
in
piedi
da
soli,
mentre
le
voci
locali
e le
iniziative
autentiche
erano
ignorate".
La
maggior
parte
dei
giornalisti
riconosce
che
ci
sono
stati
dei
miglioramenti
nei
mass
media
rispetto
al
periodo
nero
della
metà
degli
anni
90,
ma
ancora
troppo
lenti.
"I
mass
media
si
sono
sforzati
di
ignorare
le
pressioni
politiche",
afferma
Zeljko
Kopanja,
proprietario
e redattore
principale
del
Banja
Luka-Nezavisne
Novine,
un
quotidiano
fondato
grazie
alle
donazioni
straniere
che
rappresenta
un
raro
esempio
di
successo
in
questo
campo.
Slavica
Govedarica
direttrice
di
Reporter,
una
rivista
settimanale
della
Republika
Srpska,
sostiene
che
"dalla
fine
della
guerra,
l'influenza
del
nazionalismo
nei
mass
media
è
diminuita".
Nell'altra
entità
della
Bosnia,
la
Federazione,
i direttori
sono
d'accordo
nel
dire
che
in
ciò
che
riguarda
l'aperto
incitamento
al
odio,
le
cose
sono
cambiate.
"Anche
se
ciò
non
vuole
dire
che
questa
sia
interamente
scomparsa
dei
mass
media",
spiega
Muhamed
Dzemidzic.
Benché
una
riduzione
dei
proclami
di
odio
etnico
nei
mass
media
sia
un'evoluzione
positiva,
gli
esperti
locali
e internazionali
ritengono
che
le
grandi
somme
spese
nello
sviluppo
di
questo
settore
avrebbero
potuto
dare
risultati
ben
più
significativi.
Gli
esperti
credono,
ironicamente,
che
la
riforma
dei
mass
media
è
riuscita
meglio
in
Croazia
e in
Serbia
perché
l'aiuto
internazionale
è
stato
molto
meno
generoso.
La
guerra
in
Bosnia
ha
inflitto
danni
materiali
e psicologici
duraturi
ai
mass
media
del
paese.
Le
costruzioni
e le
infrastrutture
sono
state
distrutte
e la
sede
sociale
ancora
in
rovina
del
quotidiano
Oslobodjenje
di
Sarajevo
è
diventata
uno
dei
simboli
più
famosi
della
brutalità
della
guerra.
Edifici
e macchine
non
sono
i soli
a avere
sofferto.
Mentre
i giornalisti
hanno
svolto
un
ruolo
significativo
nell'incitamento
all'odio
e alla
divisione
etnica
nella
società
bosniaca,
il
senso
dell'unità
nei
diversi
mass
media
del
paese
- già
fragile
- sembra
essere
stato
frantumato
per
sempre.
Quasi
tutti
i mass
media
sono
diventati
de
facto
delle
macchine
di
propaganda
per
i nuovi
centri
di
potere
che
sono
emersi
nella
ex
Jugoslavia.
In
Bosnia,
la
televisione
di
Stato,
che
raccoglieva
il
pubblico
più
vast
, è
stata
separata
su
base
etnica
in
tre
nuovi
canali,
che
fanno
da
portavoce
ai
tre
gruppi
etnici.
Solo
pochi
mass
media
sono
riusciti
a conservare
una
posizione
indipendente
durante
la
guerra
ma
in
seguito
sono
stati
resi
marginali.
Benché
i cannoni
abbiano
taciuto
dalla
firma
degli
accordi
di
Dayton
nel
1995,
la
guerra
delle
parole
è
continuata
sullo
scenario
mediatico.
"I
mass
media
liberi
che
emergevano
nei
Balcani
sono
stati
rapidamente
ridotti
al
silenzio
dalle
forze
politiche.
Molti
altri
sono
diventati
volontariamente
burattini
del
regime,
mentre
alcuni
vi
sono
stati
costretti",
ha
riferito
al
Balkan
Insight
Per
Bymon,
dell'Agenzia
di
Sviluppo
internazionale
della
Svezia.
"È
stato
logico
avere
una
certa
attenzione
nella
ricostruzione
dei
mass
media
dopo
gli
accordi
di
Dayton
",
ha
aggiunto.
Una
ricostruzione
che
è
diventata
oggetto
di
predilezione
per
i donatori
occidentali.
Ma
una
mancanza
di
coordinamento
ha
indebolito
l'impatto,
così
come
l'inesperienza.
Per
la
maggior
parte
delle
agenzie
implicate,
si
trattava
della
loro
prima
esperienza
nel
settore
della
ricostruzione
dei
mass
media
in
un
paese
devastato
dalla
guerra.
Nermin
Durmo,
l'ex
presidente
del
Consiglio
di
stampa
di
BH
che
ha
partecipato
al
processo
di
sviluppo
dei
mass
media,
afferma
che
i donatori
stranieri
sono
arrivati
senza
realmente
comprendere
la
situazione.
Inoltre,
dice,
"gli
stranieri
che
ci
hanno
mandato
non
erano
esperti
del
settore.
Avevano
l'aria
di
esperti
soltanto
perché
erano
stranieri
".
Mehmed
Halilovic
ex
direttore
di
Oslobodjenje
e attuale
mediatore
dei
mass
media
della
Federazione,
sottolinea
l'impatto
positivo
delle
donazioni
dopo
la
guerra.
"Hanno
contribuito
alla
sopravvivenza
della
scena
mediatica
in
Bosnia
Erzegovina
e hanno
permesso
ai
media
più
minacciati
di
proseguire
le
loro
attività".
Ma
Halilovic
aggiunge
che
i donatori
hanno
commesso
degli
errori
quando
è
stato
necessario
passare
a una
successiva
fase
dello
sviluppo.
"Le
donazioni
sono
stati
versate
in
modo
poco
selettivo:
del
denaro
è
andato
a testate
non
professionali
o che
erano
sempre
sotto
l'influenza
del
nazionalismo",
ha
spiegato
Halilovic.
I donatori
sono
tuttavia
pronti
ad
ammettere
i loro
errori.
Il
denaro
non
mancava
secondo
Bymon,
che
dice
che
i donatori
stranieri
in
Bosnia
"facevano
a gara
per
trovare
beneficiari".
Ma,
prosegue,
"l'appoggio
era
dato
quasi
indistintamente
a giornali
intellettuali
e a
riviste
culturali
senza
chiedersi
se
queste
riviste
avessero
un
bacino
d'utenza
sufficiente
per
operare
un
vero
cambiamento."
Ci
sono
stati
anche
dei
tentativi
per
aumentare
la
circolazione
di
mass
media
a tendenza
più
democratica,
ma
con
un
successo
molto
relativo.
Una
delle
ragioni
possibili
di
questi
scarsi
successi,
se
comparati
a esempio
alla
Serbia,
è
la
mancanza
di
coordinamento
dei
donatori.
Se
gli
scopi
ideologici
dei
donatori
erano
chiari,
cioè
rendere
i mass
media
capaci
di
svolgere
un
ruolo
significativo
in
favore
di
un
cambiamento
di
regime
e della
democratizzazione
della
società,
gli
approcci
invece
variavano
considerevolmente.
In
Serbia,
i donatori
si
sono
organizzati
fin
dagli
anni
Novanta
per
far
cadere
il
regime
di
Slobodan
Milosevic.
In
Bosnia
Erzegovina,
invece,
gli
obiettivi
erano
più
astratti.
Peter
Graves,
vicepresidente
del
International
Center
for
Journalism
di
Washington,
ricorda:
"le
situazioni
erano
completamente
diverse.
In
Serbia,
avevamo
un
governo
diretto
da
Milosevic
e la
strategia
era
effettivamente
quella
di
eleggere
qualcun
altro.
In
Bosnia,
invece,
ci
trovavamo
in
un
ambiente
post-Dayton
di
controllo
e d'intervento
internazionale
massiccio,
di
costruzione
di
una
nazione,
ma
con
scarso
coordinamento.
Un
coordinamento
serio
è
infatti
una
delle
questioni
più
importanti
in
un
programma
di
sviluppo
dei
mass
media".
Provare
a strutturare
le
attività
di
dozzine
di
donatori
nell'universo
dei
mass
media
della
Bosnia
del
dopoguerra
costituiva
un
compito
praticamente
impossibile,
così
come
calcolare
la
somma
esatta
di
tutto
il
denaro
donato
nel
corso
di
quest'esperienza
durata
dieci
anni.
Un'analisi
delle
attività
della
Comunità
internazionale
sui
mass
media
bosniaci,
condotta
dall'Institut
Media
Plan
locale,
rivela
quattro
fase
distinte.
La
prima
comincia
immediatamente
dopo
la
guerra,
quando
la
Comunità
internazionale
inizia
a sorvegliare
le
diverse
tv
di
Stato.
La
seconda
si
verifica
nel
1996,
quando
la
Comunità
internazionale
organizza
una
strategia
per
indebolire
il
nazionalismo
profondamente
ancorato
nei
mass
media
pubblici,
creando
nuove
stazioni
televisive.
Lo
scopo
era
differenziare
il
mercato
e fornire
alternative
alle
agenzie
d'informazione
preesistenti
e divise
su
base
etnica.
Nel
1998,
l'attenzione
ritorna
ai
mass
media
di
Stato,
nell'intenzione
di
occidentalizzarli
e trasformarli
in
veri
servizi
pubblici.
Nel
1999,
la
Comunità
internazionale
inizia
a concentrarsi
sulla
formazione
e l'istruzione
dei
giornalisti.
Tuttavia,
in
questo
momento
i donatori
stessi
sono
divisi
sul
migliore
modo
di
investire
il
denaro.
Esiste
una
diversità
particolarmente
importante
tra
l'approccio
americano
(supportare
le
televisioni
provate)
e quello
europeo
(concentrarsi
sui
servizi
pubblici).
"La
mancanza
di
coordinamento
è
stata
una
delle
principali
ragioni
per
spiegare
perché
ci
sono
stati
tanti
sforzi
sprecati
e progetti
che
si
accavallavano",
ha
riassunto
Graves.
"l'Unione
Europea
lavorava
a una
cosa,
gli
Stati
Uniti
a un'altra.
Le
priorità
erano
diametralmente
opposte
e ci
sono
stati
contrasti
nelle
varie
capitali
straniere
sulle
strategie
che
avrebbero
dovuto
essere
definite
in
anticipo".
Queste
divisioni
tra
donatori
e l'assenza
d'unità
presso
gli
editori
locali
hanno
prodotto
cattivi
risultati
sia
nel
settore
privato
che
in
quello
pubblico.
Le
iniziative
per
pluralizzare
il
mercato
sono
sfuggite
a qualsiasi
controllo.
Nel
2000,
meno
di
4 milioni
di
persone
potevano
scegliere
tra
210
stazioni
radio,
71
stazioni
televisive
e 130
tra
giornali,
periodici
e riviste.
Ma
forse
il
fallimento
più
costoso
e più
doloroso
per
creare
un'alternativa
alla
diffusione
di
Stato
ed
alla
retorica
nazionalistica
è
stato
il
tentativo,
nel
1996,
di
costruire
una
televisione
nazionale
indipendente
e una
rete
radiofonica.
Open
Broadcast
Network
(OBN)
è
stata
beneficiata
di
oltre
20
M $
US
durante
i primi
quattro
anni
della
sua
esistenza,
senza
per
altro
diventare
mai
un
credibile
competitor
delle
reti
pubbliche,
vista
la
sua
impopolarità
presso
i telespettatori.
Abbandonata
dai
donatori
nel
2000,
OBN
si
è
convertita
al
ruolo
di
tv
commerciale
e d'intrattenimento,
lasciando
libero
il
campo
dell'informazione
e della
politica
alle
tv
di
Stato
delle
tre
entità.
L'intenzione
dei
donatori
di
creare
una
rete
radiofonica
alternativa,
la
FERN,
è
durata
ancora
meno.
A differenza
di
OBN,
FERN
non
è
nemmeno
riuscita
a diventare
commerciale
e il
risultato
è
stata
la
sua
integrazione
nella
radio
pubblica
BH
Radio
1.
Nella
Republika
Srpska,
invece,
gli
sforzi
dei
donatori
hanno
portato
a qualche
risultato
in
più.
Qui,
la
Comunità
internazionale
ha
fatto
grandi
sforzi
per
organizzare
delle
alternative
ai
nazionalisti
radicali
e ai
mass
media
controllati
dai
partiti,
sempre
dominanti
dopo
la
guerra.
Alternative
Television
(ATV)
e il
quotidiano
Nezavisne
Novine
hanno
ricevuto
fondi
generosi
da
parte
di
organizzazioni
internazionali
e tutti
due
hanno
conquistato
forti
posizioni
sul
mercato.
"Grazie
alle
donazioni
qui
i mass
media
hanno
avuto
la
possibilità
di
funzionare
indipendentemente
dai
partiti
e dai
grandi
proprietari",
ha
sottolineato
Slavica
Isaretovic,
redattore
a ATV
a Banja
Luka.
Halilovic
nomina
così
Nezavisne
Novine
e Mreza
Plus,
una
rete
di
piccole
televisioni
locali
di
cui
ATV
fa
parte,
come
esempi
di
successo
degli
ultimi
dieci
anni.
Tuttavia,
e a
dispetto
di
questi
successi,
lo
stato
generale
dei
mass
media
in
Bosnia
Erzegovina
corrsiponde
appena
alle
aspettative
prodotte
dalle
enormi
somme
investite.
Molti
giornalisti
locali
e redattori
dicono
che
i progetti
sono
falliti
perché
erano
importati
e prestabiliti
dalla
Comunità
internazionale
senza
consultare
i professionisti
del
posto.
Durmo
aggiunge
che
l'altro
grande
errore
dei
donatori
è
stata
la
loro
mancanza
di
visione
a lungo
termine.
Hanno
dato
del
denaro
ai
mass
media
"per
sopravvivere,
invece
di
aiutarli
a diventare
autonomi".
Dal
suo
punto
di
vista
Bymon
conferma:
"invece
di
discutere
se
era
meglio
supportare
i mass
media
privati
o pubblici,
saremmo
dovuti
arrivare
a un'intesa
tra
i donatori
europei
e americani,
e concentrarsi
di
più
sul
quadro
mediatico
e meno
sulle
tv,
radio
e pubblicazioni
specifiche".
(autorizzazione
alla
riproduzione
concessa)
|
| |
 |
©
2006
- Nerma
Jelacic,
Aida
Sunje
et
Ilda
Zornic

- 
traduzione
in
francese
di
Stéphane
Surprenant
traduzione
in
italiano
di
Macondo
Tre |
|
|
|
|
|
|