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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 28 aprile 2007
di S. Rozajac et S. Sm. ("Oslobodjenje" [Sarajevo], 17 aprile 2007) -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
03.05.07 9:32

 
 
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Bosnie: le nouvel exode des habitants de Srebrenica
 
Les Bosniaques de Srebrenica ont mis leurs menaces de quitter la ville à exécution. Une cinquantaine d’habitants de la ville martyre se sont installés sous un camp de tentes à Sarajevo. Ils demandent toujours que Srebrenica soit soustraite à l’autorité de la Republika Srpska et obtienne un statut spécial. Si le bras de fer avec les autorités bosniennes et la communauté internationale devait se poursuivre, d’autres habitants de Srebrenica pourraient vite les rejoindre.
 
Une cinquantaine d’habitants de Srebrenica sont arrivés à Sarajevo lundi 16 avril, pour s’installer sous un camp de tentes près de l’hôpital Jezero. Les habitants de Srebrenica sont arrivés à la capitale en autobus et en voiture. Ce camp sera le centre de toutes leurs futures actions.
« Nous ne voulons pas bouleverser la vie quotidienne des habitants de Sarajevo, et c’est pour cela que nous avons choisi cet endroit. Si nos demandes ne sont pas satisfaites, il est possible que nous occupions aussi d’autres endroits de Sarajevo », a expliqué Camil Durakovic, le président du Conseil d’initiative pour le statut spécial de Srebrenica. Il a insisté encore une fois sur les demandes des personnes qui sont revenues dans l’ancienne « zone de sécurité » de l’Organisation des Nations Unis (ONU) : faire en sorte que Srebrenica ne soit plus placée sous l’autorité de ceux qui, en 1995, ont commis un génocide contre les habitants de l’est de la Bosnie-Herzégovine.
« Lors de la réunion qui a eu lieu à Srebrenica, les représentants de la communauté internationale nous ont, en quelque sorte, donné leur appui. Nous attendrons deux semaines encore pour voir si leur groupe de travail adoptera une décision qui nous est favorable. Si cette décision n’est pas prise, alors tous les Bosniaques de Srebrenica déménageront ici », précise Camil Durakovic.
Hakija Meholjic, membre du Conseil d’initiative, affirme que cette action était l’unique moyen d’obliger les politiciens de Bosnie-Herzégovine à faire quelque chose pour Srebrenica et ses habitants. « Cette installation à Sarajevo ne représente que notre souhait de vivre en paix avec les Serbes et les Croates et d’obtenir de meilleures conditions de vie à Srebrenica », a-t-il conclu. Dzevad Becirevic, le maire de la commune de Sarajevo Centre, a donné son soutien aux actions des habitants de Srebrenica. Il a promis son aide et précisé que le camp de tentes avait déjà été raccordé à l’électricité et à l’eau courante. Il a aussi ajouté que les services de cette commune seraient toujours disponibles pour les habitants de Srebrenica. Cependant, personne n’a su dire qui financerait la vie des gens du camp de tentes, mais on a précisé que des négociations étaient en cours.

Qui finance ce séjour à Sarajevo ?
« Nous construirons un camp de tentes à Kosevsko Brdo et nous l’appellerons le « Camp des victimes et des survivants de Srebrenica ». Nous y resterons jusqu’à ce que nos demandes soient satisfaites. Nous voulons dire aux représentants du gouvernement et aux représentants de la communauté internationale que nous ne renoncerons pas à notre demande de statut spécial pour Srebrenica », a précisé Camil Durakovic, le président du Conseil d’initiative pour le statut spécial de Srebrenica.
Aucun membre du Conseil d’initiative n’a su (ou n’a voulu) dire qui avait assuré les frais de transport, le coût des tentes et de la nourriture lors de ce séjour à Sarajevo. Ils ont précisé qu’ils installeraient une cuisine commune, que les sanitaires avaient été déjà installés et qu’un deuxième groupe de cinquante habitants de Srebrenica allait arriver à Sarajevo une fois le camp terminé.

Un jour de deuil pour Srebrenica
« Nous ne renoncerons pas à nos demandes et nous espérons que la question de Srebrenica se résoudra d’une manière positive », a affirmé Hakija Meholjic à l’agence de presse bosniaque Fena.
« Si ce problème n’est pas résolu, nous organiserons des manifestations massives et nous ferons appel au peuple pour déménager collectivement de Srebrenica. C’est un avertissement à la communauté internationale et au gouvernement national pour qu’ils résolvent la question de Srebrenica. On ne peut plus continuer de cette manière. Le 16 avril fut un jour de deuil pour Srebrenica. Il est difficile de regarder tout cela, mais nous ne renoncerons pas à nos demandes car nous souhaitons vivre normalement à Srebrenica », a expliqué Hakija Meholjic.
Nedziba Salihovic de Bratunac a perdu tous ses proches de sexe masculin dans la zone de sécurité de l’ONU. Elle se souvient de juillet 1995, quand les Bosniaques fuyaient de Srebrenica. « Tout cela me fait penser au jour où mon fils est parti vers la forêt... Il n’en est jamais revenu. Je n’ai pas encore trouvé tous ses restes, et je ne peux pas enterrer seulement une partie de mon fils. Je n’ai jamais trouvé les restes de mon mari, ni de ses frères. Et même si je les trouvais, je ne saurais pas où et comment les enterrer. Dimanche dernier, la police ne nous a pas permis de rendre hommage aux victimes. Voilà, c’est comme ça notre vie là-bas ».

Excuses aux habitants de Sarajevo
Camil Durakovic a exprimé ses regrets aux habitants de Sarajevo en soulignant que c’était un jour difficile pour les habitants de Srebrenica, mais que ces actions étaient leur devoir. « Comme vous pouvez le voir, beaucoup de gens nous manipulent. Il paraît que les intérêts personnels et la politique sont plus importants que les vies humaines. Nous ne sommes pas contents de ce que font les politiciens au niveau national ni dans les exécutifs locaux. Nous espérons que notre problème sera considéré comme un problème international, car Srebrenica était une zone de sécurité de l’ONU », a-t-il ajouté.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
Bosnia: il nuovo esodo degli abitanti di Srebrenica - I bosgnacchi di Srebrenica hanno attuato le loro minacce di lasciare la città. Una cinquantina di abitanti della città martire si sono installati in un campo di tende a Sarajevo. Chiedono sempre che Srebrenica sia sottratta all'autorità della Republika Srpska e ottenga uno statuto speciale. Se il braccio di ferro con le autorità bosniache e la Comunità internazionale dovesse continuare, altri abitanti di Srebrenica potrebbero presto unirsi alla protesta.
 

Una cinquantina di abitanti di Srebrenica sono arrivati a Sarajevo lunedì 16 aprile, per installarsi sotto un campo di tende vicino all'ospedale Jezero. Gli abitanti di Srebrenica sono arrivati alla capitale in autobus ed in automobile. Questo campo sarà il centro di tutte le loro future azioni. "Non vogliamo disturbare la vita quotidiana degli abitanti di Sarajevo, ed è per ciò che abbiamo scelto questo posto." Se le nostre richieste non verranno soddisfatte, potremmo occupare anche altre zone di Sarajevo ", ha spiegato Camil Durakovic, il presidente del Consiglio di iniziativa per lo statuto speciale di Srebrenica. Ha insistito ancora una volta sulle richieste delle persone che sono ritornate nella vecchia "zona di sicurezza" dell'Organizzazione delle Nazioni Unite (ONU): fare in modo che Srebrenica non sia più posta sotto l'autorità di quelli che, nel 1995, hanno commesso un genocidio contro i loro abitanti. "Durante la riunione che si è svolta a Srebrenica, i rappresentanti della Comunità internazionale, in qualche modo, ci hanno dato il loro appoggio. Attenderemo ancora due settimane per vedere se il loro gruppo di lavoro adotterà una decisione che ci è favorevole. Se questa decisione non verrà presa, allora tutti i bosgnacchi di Srebrenica traslocheranno qui ", precisa Camil Durakovic.
Hakija Meholjic membro del Consiglio di iniziativa, afferma che quest'azione era l'unico mezzo per obbligare i politici della Bosnia Erzegovina a fare qualcosa per Srebrenica e i suoi abitanti. "Questo insediamento a Sarajevo rappresenta soltanto il nostro desiderio di vivere in pace con i serbi e i croati e di ottenere migliori condizioni di vita a Srebrenica", ha concluso. Dzevad Becirevic il sindaco del comune di Sarajevo centro, ha dato il suo sostegno alle azioni degli abitanti di Srebrenica. Ha promesso il suo aiuto e ha precisato che il campo di tende è stato già collegato all'elettricità e all'acqua corrente. Ha anche aggiunto che i servizi di questo comune sarebbero sempre disponibili per gli abitanti di Srebrenica. Tuttavia, nessuno non ha saputo dire chi avreìbbe finanziato la vita della gente del campo di tende, ma si è precisato che esistono dei negoziati in corso.

Chi finanzia questo soggiorno a Sarajevo?
"Costruiremo un campo di tende a Kosevsko Brdo e lo chiameremo il campo delle vittime e dei superstiti di Srebrenica ." Vi resteremo fino a quando le nostre domande saranno soddisfatte. Vogliamo dire ai rappresentanti del governo e ai rappresentanti della Comunità internazionale che non rinunceremo alla nostra domanda di statuto speciale per Srebrenica ", ha precisato Camil Durakovic, il presidente del Consiglio di iniziativa per lo statuto speciale di Srebrenica."
Nessun membro del Consiglio di iniziativa ha saputo (o ha voluto) dire chi aveva garantito le spese di trasporto, il costo delle tende e dei prodotti alimentari di questo soggiorno a Sarajevo. Hanno precisato che avrebbero installato una cucina comune, che i sanitari erano stati già montati e che un secondo gruppo di cinquanta abitanti di Srebrenica stava per arrivare a Sarajevo non appena il campo fosse terminato.

Un giorno di lutto per Srebrenica
"Non rinunceremo alle nostre richieste e speriamo che la questione di Srebrenica si risolverà in modo positivo", ha affermato Hakija Meholjic all'agenzia di stampa bosniaca Fena. "Se questo problema non verrà risolto, organizzeremo manifestazioni massicce e faremo appello al popolo per traslocare collettivamente di Srebrenica." È un avvertimento alla Comunità internazionale e al governo nazionale affinché risolvano la questione di Srebrenica. Non si può continuare più in questo modo. Il 16 aprile è stato un giorno di lutto per Srebrenica. È difficile osservare tutto ciò, ma non rinunceremo alle nostre richieste poiché desideriamo vivere normalmente a Srebrenica ", ha spiegato Hakija Meholjic. Nedziba Salihovic di Bratunac ha perso tutti i suoi parenti maschi nella zona di sicurezza dell'ONU. Si ricorda del luglio 1995, quando i bosniaci fuggivano da Srebrenica. "Tutto ciò mi fa pensare al giorno in cui i miei figli sono partiti verso la foresta..." Nessuno di loro è mai ritornato. Non ho ancora trovato tutti i suoi resti, e non posso seppellire soltanto una parte dei miei figli. Non ho mai trovato i resti di mio marito, né dei suoi fratelli. E anche se li trovassi, non saprei dove e come seppellirli. Domenica scorsa, la polizia non ci ha permesso di rendere omaggio alle vittime. Ecco com'è la nostra vita laggiù ".

Scuse agli abitanti di Sarajevo
Camil Durakovic ha espresso il suo rammarico agli abitanti di Sarajevo sottolineando che era un giorno difficile per gli abitanti di Srebrenica, ma che questa azione fa parte del loro dovere. "Come potete vedere, molta gente ci manipola." Sembra che gli interessi personali e la politica siano più importanti delle vite umane. Non siamo contenti di ciò che fanno i politici a livello nazionale né
negli esecutivi locali. Speriamo che il nostro problema venga considerato come un problema internazionale, poiché Srebrenica era una zona di sicurezza dell'ONU ", ha aggiunto.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)

 
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traduzione in francese di Selma Kuljuh
traduzione in italiano di Macondo Tre
 
 
 
 
 
 
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