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le courrier des balkans
 
Le Courrier des Balkans - 31 gennaio 2008
di Francesca Vanoni, 22 gennaio 2008 -
[versione italiana]
 

ultimo aggiornamento
01.02.08 14:49

 
 
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Retour des réfugiés et déplacés en Bosnie : succès ou illusion ?
 
Le retour des réfugiés et des déplacés de Bosnie-Herzégovine, piloté par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), n’est-il qu’une illusion ? Souvent, les personnes qui « reviennent » s’empressent de revendre les propriétés qui leur sont restituées, contribuant ainsi à renforcer la séparation ethnique des communautés. Deux fonctionnaires de l’UNHCR répondent à ces critiques. Compte-rendu
 
Un article de Paolo Artini et Henry Lovat, tous deux fonctionnaires au Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), vient de relancer le débat sur l’efficacité de l’intervention de la communauté internationale dans la construction d’une Bosnie multiethnique. Ils répondent aux nombreuses critiques exprimées sur le thème du retour et de l’intégration des réfugiés.
L’implication de la communauté internationale pour le maintien de l’intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine est incontestable. Cependant, les critiques n’ont pas manqué de s’interroger sur l’efficacité des politiques visant à soutenir l’intégration interethnique dans le pays et le retour des réfugiés et déplacés dans leurs villages d’origine.
Paolo Artini et Henry Lovat répondent donc à ces voix critiques selon lesquelles les politiques de retour et d’intégration soutenues et mises en œuvre par la communauté internationale à partir de la signature des Accords de Dayton seraient tout simplement un échec.
Timothy W. Waters, dans son article « Contemplating Failure and Creating Alternatives in the Balkans : Bosnia’s Peoples, Democracy, and the Shape of Self-Determination » (« Constater l’échec et créer des alternatives dans les Balkans : les peuples de Bosnie, démocratie et forme d’auto-détermination »), publié dans le Yale Journal of International Law, affirme que la division ethnique de la Bosnie-Herzégovine, et une éventuelle séparation des deux entités avec la reconnaissance de la souveraineté étatique de chacune, pourrait représenter une hypothèse à prendre en considération dans le règlement de la question de la Bosnie.
Pour leur part, tout en reconnaissant que la tolérance interethnique n’est, dans certaines parties du pays, qu’un vœu pieux, Artini et Lovat soulignent toutefois l’importance des progrès réalisés dans un laps de temps relativement court en ce qui concerne les questions du retour et de l’intégration parmi les différentes communautés nationales.
Les Accords de Dayton ont conféré à l’UNHCR la charge de soutenir les institutions dans la mise en œuvre de l’annexe 7 [accord sur les réfugiés et les personnes déplacées]. Pour appuyer leur propos, les auteurs de l’article se réfèrent à des données issues d’enquêtes statistiques menées précisément par le Haut Commissariat aux Réfugiés sur les retours : entre janvier 1996 et juin 2004, les retours ont concerné exactement 443.703 personnes appartenant à une communauté minoritaire, c’est-à-dire des personnes rentrées dans les villages où elles habitaient avant la guerre, et où un groupe national différent du leur est actuellement numériquement et politiquement dominant.
Quelques chiffres cités dans l’article illustrent plus en détail la multiplication des programmes de coopération, soutenus par l’UNHCR, qui engagent à plusieurs niveaux des organisations internationales, des représentants de la société civile, ainsi que des entités locales et européennes impliquées dans des initiatives de développement local et de réconciliation.
Par ailleurs, l’article de Lovat et Artini affirme que le processus fonctionne en mettant en avant l’ensemble des mesures de restitution des propriétés immobilières à leurs propriétaires légitimes d’avant-guerre. Selon eux, ces mesures sont un élément fondamental non seulement dans la stratégie concernant les retours mais aussi dans le processus de réconciliation et de pacification du pays.
Il convient toutefois de noter qu’il est objectivement très difficile de vérifier la permanence dans le temps de ces retours dans la mesure où, parfois, les propriétés ainsi récupérées sont revendues dans la foulée, à un faible prix, à des membres du groupe national majoritaire, souvent même à la personne qui s’était installée illégalement dans la propriété restituée.
En conclusion, les auteurs affirment l’irréversibilité du processus d’intégration multiethnique de la Bosnie-Herzégovine, en soulignant qu’imaginer une division du pays selon des lignes ethniques serait non seulement problématique du point de vue du droit international, mais surtout aujourd’hui très improbable, vu la complexité actuelle de la carte démographique.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
 
Ritorno dei rifugiati e fei profughi in bosnia: successo o illusione? - Il ritorno dei rifugiati e dei profughi in Bosnia Erzegovina, pilotato dall'Alto Commisariato ai Rifugiati delle Nazioni Unite (UNHCR),  non è altro che un'illusione? Spesso le persone che "tornano" si prodigano a rivendere le proprietà che sono state loro restituite, contribuendo così a rafforzare la separazione etnica delle comunità. Due funzionari dell'UNHCR rispondono alle critiche in questo resoconto
 

Un articolo di Artini e Lovat contribuisce al dibattito sull'efficacia dell'intervento internazionale nella costruzione di una Bosnia multietnica e replica alle voci più critiche sul tema dei rientri e dell'integrazione
L'impegno della comunità internazionale per il mantenimento dell'integrità territoriale della Bosnia Erzegovina è stato evidente. Sono numerose, tuttavia, le critiche sull'efficacia delle politiche volte a sostenere l'integrazione inter-etnica nel paese ed il ritorno di sfollati e rifugiati nelle aree di origine.
Paolo Artini e Henry Lovat, entrambi funzionari dell'Alto Commissariato per i Rifugiati (UNHCR/ACNUR), rispondono con un articolo, che pubblichiamo integralmente, ad una di queste voci critiche secondo la quale le politiche di ritorno e integrazione sostenute dalla comunità internazionale a partire dagli accordi di Dayton rappresentano un fallimento.
Timothy W. Waters, nel suo articolo “Contemplating Failure and Creating Alternatives in the Balkans: Bosnia’s Peoples, Democracy, and the Shape of Self-Determination”, pubblicato sullo Yale Journal of International Law, afferma che la divisione etnica della Bosnia Erzegovina, ed eventualmente una separazione delle due entità con un riconoscimento ad entrambe della sovranità statuale, possa essere una possibilità da prendere in seria considerazione per una soluzione dello stallo bosniaco. Contemplating Success in the Balkans: Bosnia – Return and Ethnic Re-Integration [eng]
di P. Artini e H. Lovat
Da parte loro, Artini e Lovat, pur ammettendo che in alcune aree del paese la tolleranza inter-etnica lasci molto a desiderare, sottolineano l'importanza dei passi avanti realizzati, in un lasso di tempo relativamente breve a partire dalla fine del conflitto, rispetto alle questioni dei rientri e all'integrazione tra le varie comunità nazionali.
Gli Accordi di Dayton, hanno assegnato all'UNHCR l'incarico di assistere le istituzioni nell'implementazione dell'allegato VII (Accordo su Rifugiati e Sfollati). A sostegno della loro tesi, gli autori dell'articolo riportano alcuni dati estratti dalle statistiche realizzate proprio dall'Alto Commissariato per la misurazione dei rientri: tra gennaio 1996 e giugno 2004, sono stati 443.704 i ritornanti appartenenti alle minoranze, definiti come persone che sono rientrate nelle municipalità dove risiedevano prima del conflitto e dove attualmente è numericamente e politicamente dominante un gruppo nazionale diverso dal loro.
Alcune cifre citate nell'articolo illustrano più in dettaglio il fenomeno che negli anni è stato fortemente sostenuto, accanto all'UNHCR, da numerosi programmi di cooperazione che hanno coinvolto a vari livelli organizzazioni internazionali, soggetti della società civile, così come enti locali europei tuttora impegnati in iniziative di sviluppo locale e riconciliazione.
L'articolo di Artini e Lovat, inoltre, afferma la sostenibilità del processo sottolineando come le complesse misure di restituzione delle proprietà immobiliari ai legittimi proprietari pre-conflitto siano state un elemento fondamentale della strategia a sostegno dei ritorni, così come dei processi di riconciliazione e pacificazione del paese.
D'altra parte, va notato che esiste una difficoltà oggettiva relativamente al monitoraggio dei tempi di permanenza dei ritornanti, visto che a volte le proprietà vengono riacquisite e successivamente vendute.
In conclusione, gli autori affermano l'irreversibilità del processo di integrazione multi-etnica della Bosnia Erzegovina sostenendo che immaginare una divisione del paese lungo linee etniche non solo sarebbe estremamente problematico rispetto al diritto internazionale ma sarebbe oggi improponibile data la complessità dell'attuale carta demografica.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)

 
© 2008 - Francesca Vanoni
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traduzione in francese di Loïc Trégoures
traduzione in italiano di Macondo Tre - Osservatorio sui Balcani
 
 
 
 
 
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