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ultimo
aggiornamento
01.02.08 14:49
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 Le
retour des réfugiés et des déplacés
de Bosnie-Herzégovine, piloté par le Haut Commissariat
aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR), n’est-il
qu’une illusion ? Souvent, les personnes qui « reviennent »
s’empressent de revendre les propriétés qui
leur sont restituées, contribuant ainsi à renforcer
la séparation ethnique des communautés. Deux fonctionnaires
de l’UNHCR répondent à ces critiques. Compte-rendu |
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Un
article de Paolo Artini et Henry Lovat, tous deux fonctionnaires
au Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies
(UNHCR), vient de relancer le débat sur l’efficacité
de l’intervention de la communauté internationale dans
la construction d’une Bosnie multiethnique. Ils répondent
aux nombreuses critiques exprimées sur le thème du
retour et de l’intégration des réfugiés.
L’implication de la communauté internationale pour
le maintien de l’intégrité territoriale de la
Bosnie-Herzégovine est incontestable. Cependant, les critiques
n’ont pas manqué de s’interroger sur l’efficacité
des politiques visant à soutenir l’intégration
interethnique dans le pays et le retour des réfugiés
et déplacés dans leurs villages d’origine.
Paolo Artini et Henry Lovat répondent donc à ces voix
critiques selon lesquelles les politiques de retour et d’intégration
soutenues et mises en œuvre par la communauté internationale
à partir de la signature des Accords de Dayton seraient tout
simplement un échec.
Timothy W. Waters, dans son article « Contemplating Failure
and Creating Alternatives in the Balkans : Bosnia’s Peoples,
Democracy, and the Shape of Self-Determination » (« Constater
l’échec et créer des alternatives dans les Balkans :
les peuples de Bosnie, démocratie et forme d’auto-détermination »),
publié dans le Yale Journal of International Law, affirme
que la division ethnique de la Bosnie-Herzégovine, et une
éventuelle séparation des deux entités avec
la reconnaissance de la souveraineté étatique de chacune,
pourrait représenter une hypothèse à prendre
en considération dans le règlement de la question
de la Bosnie.
Pour leur part, tout en reconnaissant que la tolérance interethnique
n’est, dans certaines parties du pays, qu’un vœu
pieux, Artini et Lovat soulignent toutefois l’importance des
progrès réalisés dans un laps de temps relativement
court en ce qui concerne les questions du retour et de l’intégration
parmi les différentes communautés nationales.
Les Accords de Dayton ont conféré à l’UNHCR
la charge de soutenir les institutions dans la mise en œuvre
de l’annexe 7 [accord sur les réfugiés et les
personnes déplacées]. Pour appuyer leur propos, les
auteurs de l’article se réfèrent à des
données issues d’enquêtes statistiques menées
précisément par le Haut Commissariat aux Réfugiés
sur les retours : entre janvier 1996 et juin 2004, les retours
ont concerné exactement 443.703 personnes appartenant à
une communauté minoritaire, c’est-à-dire des
personnes rentrées dans les villages où elles habitaient
avant la guerre, et où un groupe national différent
du leur est actuellement numériquement et politiquement dominant.
Quelques chiffres cités dans l’article illustrent plus
en détail la multiplication des programmes de coopération,
soutenus par l’UNHCR, qui engagent à plusieurs niveaux
des organisations internationales, des représentants de la
société civile, ainsi que des entités locales
et européennes impliquées dans des initiatives de
développement local et de réconciliation.
Par ailleurs, l’article de Lovat et Artini affirme que le
processus fonctionne en mettant en avant l’ensemble des mesures
de restitution des propriétés immobilières
à leurs propriétaires légitimes d’avant-guerre.
Selon eux, ces mesures sont un élément fondamental
non seulement dans la stratégie concernant les retours mais
aussi dans le processus de réconciliation et de pacification
du pays.
Il convient toutefois de noter qu’il est objectivement très
difficile de vérifier la permanence dans le temps de ces
retours dans la mesure où, parfois, les propriétés
ainsi récupérées sont revendues dans la foulée,
à un faible prix, à des membres du groupe national
majoritaire, souvent même à la personne qui s’était
installée illégalement dans la propriété
restituée.
En conclusion, les auteurs affirment l’irréversibilité
du processus d’intégration multiethnique de la Bosnie-Herzégovine,
en soulignant qu’imaginer une division du pays selon des lignes
ethniques serait non seulement problématique du point de
vue du droit international, mais surtout aujourd’hui très
improbable, vu la complexité actuelle de la carte démographique.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
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Ritorno
dei rifugiati e fei profughi in bosnia: successo o illusione?
- Il ritorno dei rifugiati e dei profughi in Bosnia Erzegovina,
pilotato dall'Alto Commisariato ai Rifugiati delle Nazioni Unite
(UNHCR), non è altro che un'illusione? Spesso le persone
che "tornano" si prodigano a rivendere le proprietà
che sono state loro restituite, contribuendo così a rafforzare
la separazione etnica delle comunità. Due funzionari dell'UNHCR
rispondono alle critiche in questo resoconto |
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Un articolo di Artini e Lovat contribuisce al
dibattito sull'efficacia dell'intervento internazionale nella
costruzione di una Bosnia multietnica e replica alle voci più
critiche sul tema dei rientri e dell'integrazione
L'impegno della comunità internazionale per il mantenimento
dell'integrità territoriale della Bosnia Erzegovina è
stato evidente. Sono numerose, tuttavia, le critiche sull'efficacia
delle politiche volte a sostenere l'integrazione inter-etnica
nel paese ed il ritorno di sfollati e rifugiati nelle aree di
origine.
Paolo Artini e Henry Lovat, entrambi funzionari dell'Alto Commissariato
per i Rifugiati (UNHCR/ACNUR), rispondono con un articolo, che
pubblichiamo integralmente, ad una di queste voci critiche secondo
la quale le politiche di ritorno e integrazione sostenute dalla
comunità internazionale a partire dagli accordi di Dayton
rappresentano un fallimento.
Timothy W. Waters, nel suo articolo “Contemplating Failure
and Creating Alternatives in the Balkans: Bosnia’s Peoples,
Democracy, and the Shape of Self-Determination”, pubblicato
sullo Yale Journal of International Law, afferma che la divisione
etnica della Bosnia Erzegovina, ed eventualmente una separazione
delle due entità con un riconoscimento ad entrambe della
sovranità statuale, possa essere una possibilità
da prendere in seria considerazione per una soluzione dello stallo
bosniaco. Contemplating Success in the Balkans: Bosnia –
Return and Ethnic Re-Integration [eng]
di P. Artini e H. Lovat
Da parte loro, Artini e Lovat, pur ammettendo che in alcune aree
del paese la tolleranza inter-etnica lasci molto a desiderare,
sottolineano l'importanza dei passi avanti realizzati, in un lasso
di tempo relativamente breve a partire dalla fine del conflitto,
rispetto alle questioni dei rientri e all'integrazione tra le
varie comunità nazionali.
Gli Accordi di Dayton, hanno assegnato all'UNHCR l'incarico di
assistere le istituzioni nell'implementazione dell'allegato VII
(Accordo su Rifugiati e Sfollati). A sostegno della loro tesi,
gli autori dell'articolo riportano alcuni dati estratti dalle
statistiche realizzate proprio dall'Alto Commissariato per la
misurazione dei rientri: tra gennaio 1996 e giugno 2004, sono
stati 443.704 i ritornanti appartenenti alle minoranze, definiti
come persone che sono rientrate nelle municipalità dove
risiedevano prima del conflitto e dove attualmente è numericamente
e politicamente dominante un gruppo nazionale diverso dal loro.
Alcune cifre citate nell'articolo illustrano più in dettaglio
il fenomeno che negli anni è stato fortemente sostenuto,
accanto all'UNHCR, da numerosi programmi di cooperazione che hanno
coinvolto a vari livelli organizzazioni internazionali, soggetti
della società civile, così come enti locali europei
tuttora impegnati in iniziative di sviluppo locale e riconciliazione.
L'articolo di Artini e Lovat, inoltre, afferma la sostenibilità
del processo sottolineando come le complesse misure di restituzione
delle proprietà immobiliari ai legittimi proprietari pre-conflitto
siano state un elemento fondamentale della strategia a sostegno
dei ritorni, così come dei processi di riconciliazione
e pacificazione del paese.
D'altra parte, va notato che esiste una difficoltà oggettiva
relativamente al monitoraggio dei tempi di permanenza dei ritornanti,
visto che a volte le proprietà vengono riacquisite e successivamente
vendute.
In conclusione, gli autori affermano l'irreversibilità
del processo di integrazione multi-etnica della Bosnia Erzegovina
sostenendo che immaginare una divisione del paese lungo linee
etniche non solo sarebbe estremamente problematico rispetto al
diritto internazionale ma sarebbe oggi improponibile data la complessità
dell'attuale carta demografica.
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
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© 2008 - Francesca
Vanoni

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traduzione in francese di Loïc Trégoures
traduzione in italiano di Macondo Tre - Osservatorio sui Balcani
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