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ultimo
aggiornamento
12.03.08 11:52
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 En
Bosnie-Herzégovine, la majeure partie des revues catholiques,
orthodoxes et musulmanes semblent encore incapables de proposer
une version non-partisane de l’histoire et de l’actualité
du pays. La plupart des journaux propagent plus de slogans de haine
que de messages d’amour, et bien peu font preuve de l’esprit
critique qui est l’apanage des croyants sincères. Tour
d’horizon... |
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Mircea
Eliade a-t-il bien fait de qualifier l’homme d’« homo
religiosus » ? Il prétendait que la religion
et le besoin du sacré étaient inhérents à
l’homme. D’une manière ou d’une autre,
le fait que l’homme, sans égard à ses qualités
spirituelles, soit un être religieux, ne peut être mis
en question. Il n’est pas de civilisation qui ne connaisse
pas de dieu(x). Paradoxalement, les athées, eux non plus,
ne devraient pas avoir de difficultés à accepter le
Tout-Puissant, qui a sans aucun doute le pouvoir, entre autres,
de se priver de sa propre existence.
Le culte de cet être surnaturel, affirmé à travers
les deux (ou trois) manifestes d’Abraham, et de nombreuses
autres interprétations personnelles, semble être la
base même des identités ethniques en Bosnie-Herzégovine.
Chacun de ces cultes est le gardien fidèle de la mémoire
sélective de l’histoire. Ces cultes commencent à
envahir la politique, et parfois, la créent. Cela se reflète
en premier lieu dans la presse religieuse.
La presse religieuse au service de la politique
Ainsi, dans ces publications, des auteurs croyants traitent, avec
plus ou moins d’adresse, d’un éventail de sujets
comme la théologie, l’histoire, la littérature,
le folklore, l’anthropologie, la philosophie, l’économie,
et surtout... la politique. Ces publications sont rarement du même
avis, et reflètent, pour la plupart, les attitudes de partis
politiques radicaux, modérés ou, très rarement,
libéraux.
Si l’on établit une comparaison entre les revues catholiques,
orthodoxes et islamiques en Bosnie-Herzégovine, on trouve
de tout : du plus ignoble comme le national-chauvinisme, la
pseudo-histoire, la philosophie « du sang et du territoire »,
la « véracité » hypocrite, la
« théologie » pour un vaste public,
jusqu’à des analyses sérieuses et autocritiques,
articles de théologie habilement conçus, et enseignement
religieux pour les laïques, qui ne semblent pas être
le fruit de vils intérêts politiques.
Cependant, la mise en avant de semi-vérités de la
part des patriotes et des gens de religion semble profondément
enracinée dans la presse religieuse. Il s’agit de diverses
interprétations du fait que le Dieu d’Abraham/Ibrahim
et de Jacob/Jakov/Jakub a parcouru un long chemin pour pouvoir devenir
le protecteur suprême des intérêts nationaux
de tribus slaves mutuellement en froid.
La presse catholique
En Bosnie-Herzégovine, on peut trouver six revues catholiques
importantes : Katolicki Tjednik [hebdomadaire catholique, publié
par l’archevêché de Vrhbosna (Sarajevo)], et
des revues mensuelles comme Svjetlo Rijeci [« La lumière
de la parole », publiée par la province franciscaine
de Bosna Srebrena], Crkva na Kamenu [« L’Église
sur la pierre », revue pastorale et informative des évêchés
d’Herzégovine], Nasa Ognjista [« Nos foyers »],
Glas Mira [« La Voix de la paix »] et Framost.
À part Glas Mira, bulletin d’événements
de Medjugorje, et Svjetlo Rijeci, ces revues ne contiennent que
des textes complaisants pour les partis politiques, dans un esprit
religieux et ultra-nationaliste, qui traitent la période
de la Croatie indépendante (NDH) des années 1940 [1]
avec très peu ou pas du tout de critique.
Dans cet esprit, l’exemple le plus frappant est la revue Nasa
Ognjista, lancée à Tomislavgrad en 1971, qui reprend
souvent des textes de la revue fasciste Hrvatski Vjesnik [« Le
Courrier Croate »], sans aucune critique. D’après
ses écrits, les partisans de Tito n’étaient
que des bandits des forêts, et le gouvernement Ustascia de
la NDH se serait montré trop doux envers eux (Hrvatski Vjesnik,
n° 3/338, mars 2007).
Certes, les crimes indéniables commis par les communistes
après la guerre ne sont nullement pardonnables. Cependant,
on s’attend toutefois à un minimum d’approche
critique envers le caractère génocidaire et raciste
du gouvernement Ustascia. Or, il n’en est rien. Dans ce cas,
il est évident que nous avons affaire à une pseudo-histoire
dangereuse, servie avec de l’encens et l’Évangile.
Ainsi, on ne devrait pas se laisser surprendre en lisant dans Nasa
Ognjista [n° 6/332, juin 2006] un texte du soi-disant « scribe
bosnien » Tvrtko Gavran, affirmant que Miljenko Jergovic
et Marko Orsolic ne sont que des hurluberlus, rien que pour avoir
critiqué le nationalisme de l’archevêque Ivan
Saric . L’archevêque Saric , à son tour, n’a
jamais trouvé pertinent d’écrire quelques mots
sur les victimes juives. Ce clérico-fasciste appelait toujours
les Juifs « les plus grands ennemis de l’Église
et de l’humanité », et leur bourreau, Ante
Pavelic , un apôtre.
Le Maître du chaos
Toutefois, l’auteur de ces textes va plus loin : sous
la bénédiction de son idole Saric , il répand
la haine et l’intolérance en écrivant que « les
Croates de Bosnie-Herzégovine sont menacés par les
deux autres peuples, qui veulent le détruire ».
Pour arriver à leurs fins, les Serbes et les Bosniaques se
serviraient des Croates de faible caractère. De même,
un prêtre nommé Marko rappelle que les chansons de
Led Zeppelin et Guns N’Roses sont sataniques, et qu’elles
font bâiller les fidèles quand il prononce le Pater
Noster ou l’Ave Maria.
L’endoctrinement psycho-pathologique de la rédaction
de Nasa Ognjista va jusqu’à présenter le fondateur
paranoïaque de la théorie du « Maître
du chaos », Davor Domazet Loso, comme un théoricien
politique respectable.
Crkva na Kamenu et Framost apportent, eux aussi, des contenus semblables
ou identiques, à ceux de Nasa Ognjista, de sorte que nous
ne prendrons pas la peine de les énumérer. Quant à
Katolicki Tjednik, il est vrai que ses rédacteurs font preuve
d’une politique un peu plus modérée. Cependant,
une attitude critique envers l’archevêque Saric semble
encore faire défaut.
Dans cette revue, il n’existe pas non plus la moindre trace
de critique envers le gouvernement de terreur d’Ante Pavelic
. Des chansons épiques en l’honneur de Pavelic sont
parues dans la revue, parce que cela était « à
la mode ». D’ailleurs, selon la revue, l’archevêque
Saric n’a prononcé aucune critique envers les crimes
de guerre commis contre les Juifs et les Serbes, « tant
il était absorbé par la traduction de la Bible ».
Cependant, la traduction de la Bible n’a pas empêché
l’archevêque d’expliquer que le peuple juif était
composé de « barbares et criminels les plus fâcheux,
qui ont porté l’Europe dans la plus grande crise morale
et économique ».
Voilà donc pourquoi Katolicki Tjednik favorise le turbo-folk
catholique de Marko Perkovic « Thompson »,
qui a bénéficié d’une interview fort
complaisante. L’antithèse absolue de ce clérico-fascisme
se trouve dans Svjetlo Rijeci. Cette revue, qui est d’ailleurs
le média religieux imprimé de la plus haute qualité
dans le pays, apporte des exégèses bibliques dans
l’esprit d’une chrétienté ouverte et humaine.
Malheureusement, une telle conception reste très rare dans
la presse religieuse.
La presse serbe orthodoxe
Les revues orthodoxes de Bosnie-Herzégovine sont, pour une
grande majorité, de qualité douteuse. La seule exception
est Pravoslavlje [« Orthodoxie »], rédigée
et imprimée à Belgrade. Cette revue traite parfois
des événements de Bosnie-Herzégovine.
Cependant, Pravoslavlje, tout comme les autres revues orthodoxes
imprimées dans le pays (Dabar, Soko, Preobrazenje, Vidoslov),
fait preuve d’un consensu politique incontestable. Cette presse
est entièrement dépourvue d’esprit critique,
et les divergences d’opinions sont majoritairement ecclésiastiques
ou théologiques.
On aura donc l’occasion de lire dans Pravoslavlje des articles
sur les crimes Ustascia, bosniaques, albanais, et les destructions
d’églises et attaques métaphysiques au droit
céleste des Serbes du Kosovo. Il est vrai que quelques accusations
de crimes de guerre figurent ça et là. Cependant,
il manque encore une approche critique envers tous les crimes qui
ont été commis sous la bénédiction de
l’Église orthodoxe serbe dans les Balkans.
Par ailleurs, cette revue n’est pas sans charme. Thématiquement,
c’est une revue très bien conçue, quoique fondée
sur une politique d’ignorance. Autrement dit, elle présente
une vision de la religion orthodoxe pour grand public.
Dabar, voix de la communauté orthodoxe « Dabrobosanska »,
n’est aucunement de cette qualité. Il s’agit
en fait d’un amas de textes rassemblés en toute hâte
et sans nul souci de mise en page. Ces textes, élaborés
sans doute sous traitement de texte, abondent d’ailleurs en
fautes d’orthographe. Une soixantaine de pages en noir et
blanc apportent des contenus divers : bulletins d’activités
de la communauté, chants pour les enfants, et même
des textes divertissants, qui ressemblent à la proclamation
de l’inquisition au XVe siècle.
L’exemple le plus obscur du dilettantisme et de l’endoctrinement
par la pseudo-histoire est la revue Soko. Reprenant la conception
de Dabar, ce trimestriel représente le sommet de la pornographie
spirituelle. Comble du comique, le prêtre Jovan Gardovic y
assure les fidèles qu’une fois passés dans l’au-delà,
ils retrouveront au paradis Dragoljub « Draza »
Mihajlovic [chef de la résistance tchetnik durant la Seconde
Guerre mondiale].
Dans la presse religieuse orthodoxe, l’honorable exception
est la revue Vidoslov. Elle aussi manque d’autocritique, mais
la qualité des articles est sensiblement plus élevée.
La presse islamique
L’impression générale, quant à la presse
islamique en Bosnie-Herzégovine, est semblable à celle
que dégagent les revues catholiques ou orthodoxes. Des exigences
de conception ou de politique éditoriale, comme celles de
Svjetlo Rijeci, semblent manquer. Toutefois, l’approche est
sérieuse, et la qualité des textes bien meilleure
que dans les revues orthodoxes.
Si l’on regarde Preporod [« Le Progrès »],
Saf et Novi horizonti [« Nouveaux horizons »],
aussi bien que les trimestriels Mualim et Kelamul’sifa',
on se rend compte que Preporod ressemble finalement beaucoup à
Pravoslavlje parce qu’elle est très instructive, mais,
en même temps, abonde en prises de position politiques de
Mustafa ef. Ceric [reis-ul-ulema de la Communauté islamique
de Bosnie]. Cette philosophie se réduit à une opinion
selon laquelle les Bosniaques musulmans ont le droit de tenir des
discours sur la morale à tout le monde, mais pas l’inverse.
Preporod, hormis les textes purement religieux, ne manque pas d’articles
racistes et nationalistes. Saf et Novi horizonti sont encore plus
radicaux. Bien que Saf soit un papier wahhabite, on peut parfois
tomber sur un texte qui a du sens. Par exemple, dans les articles
d’Amer Sulejmanagic , qui s’appuie sur Voltaire et Adrian
Renald, on peut lire une critique bien justifiée de l’image
de l’Islam dans le monde. Cependant, même ces textes
de qualité semblent être gâchés par les
écrits de Fatmir Alispahic , qui se plaint de l’Europe
chrétienne, où règnent des hérésies
comme le Père Noël et la Saint-Valentin.
Les derviches et l’exégèse
du Coran
Les papiers de Novi Horizonti ne semblent pas être de meilleure
qualité. Dans la rubrique « Éducation »,
rédigée par Edin Tule, on trouve des questions telles
que : « Avez-vous bien repéré vos
ennemis dans votre milieu ? » ou « Que
faites-vous afin de discréditer la philosophie occidentale
et diminuer ses influences nuisibles ? ».
Cet auteur n’ayant pas précisé à quelle
philosophie il se référait, il ne nous reste qu’à
avancer des spéculations. Les pré-socratiques ?
Saint Augustin, Dante, Jean-Paul Sartre ou Friedrich Nietzsche ?
La liste doit être bien longue.
Voici ce qui fait la différence entre ces revues et Mualim
et Kelamul’sifa', beaucoup plus importantes. Notamment,
Mualim a bien de quoi se considérer comme une « revue
éducative islamique ». Elle contient non seulement
d’excellents papiers sur l’exégèse du
Coran, des essais socio-historiques et philosophiques, mais aussi
de très bonnes traductions de travaux d’auteurs, tant
musulmans que d’autres religions. Tout cela participe au fait
que Mualim est une revue très utile pour les étudiants
en sciences humaines.
Ceci vaut également pour Kelamul’sifa', revue
derviche qui sort deux fois par an. D’après la qualité
des textes, cette édition ressemble plus à un manuel
d’université qu’à une revue. Au-delà
de son objectivité, elle se veut très instructive.
Finalement, quand on parle de la presse religieuse en Bosnie-Herzégovine,
il est très difficile de trouver une revue qui soit capable
de développer une approche critique envers sa propre communauté
confessionnelle, et enversles personnes qui la composent et la dirigent.
[1]
Nezavisna Drzava Hrvatska : État indépendant
de Croatie entre 1941 et 1945, célèbre pour avoir
été l’un des régimes d’Europe les
plus proches de l’Allemagne nazie, avec à sa tête
l’un des fondateurs du mouvement Ustascia, Ante Pavelic [torna
su].
( autorizzazione alla riproduzione concessa)
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Bosnia:
la stampa religiosa al servizio dei nazionalismi - In Bosnia
Erzegovina, la maggior parte delle riviste cattoliche, ortodosse
e musulmane sembra ancora incapace di proporre una versione non
favorevole alla storia e all'attualità del paese. La maggior
parte dei giornali diffonde più slogan di odio che messaggi
d'amore, e danno ben poco prova dello spirito critico che dovrebbe
essere la caratteristica di chi si definisce sincero. Un giro d'orizzonte... |
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Mircea Eliade ha fatto bene a qualificare l'uomo
come "homo religiosus"? Sosteneva che la religione e
il bisogno del sacro erano inerenti all'uomo. In un modo o nell'altro,
il fatto che l'uomo, senza riguardo alle sue qualità spirituali,
sia un essere religioso, non può essere messo in dubbio.
Non c'è civiltà che non conosca la divinità.
Paradossalmente nemmeno gli atei, non dovrebbero avere difficoltà
ad accettare l'Onnipotente, che ha senza alcuno dubbio il potere,
tra gli altri, di privarsi della sua propria esistenza.
Il culto di quest'essere sovrannaturale, affermato attraverso
i due (o tre) manifesti di Abramo, e molte altre interpretazioni
personali, sembrano essere la base anche delle identità
etniche in Bosnia Erzegovina. Ciascuno di questi culti è
il custode fedele della memoria selettiva della storia. Questi
culti iniziano ad invadere la politica e, a volte, la creano.
Ciò si riflette in primo luogo nella stampa religiosa.
La stampa religiosa al servizio della politica
Così, in queste pubblicazioni, autori credenti trattano
una gamma di argomenti come la teologia, la storia, la letteratura,
il folclore, l'antropologia, la filosofia, l'economia, e soprattutto...
la politica. Queste pubblicazioni sono raramente dello stesso
parere e riflettono, per la maggior parte, gli atteggiamenti di
parti politiche radicali, moderate o, molto di rado, liberali.
Se si stabilisce un raffronto tra le riviste cattoliche, ortodosse
ed islamiche in Bosnia Erzegovina, si trova di tutto: dal più
ignoble come il nazional-sciovinismo, la pseudo-storia, la filosofia
"del sangue e del territorio", la "veridicità"
ipocrita, la "teologia" per un vasto pubblico, a ad
analisi serie e autocritiche, articoli di teologia abilmente concepiti
e insegnamenti religiosi per i laici, che non sembrano essere
il frutto di interessi economici e politici.
Tuttavia, la pubblicazione di semi-verità da parte dei
patrioti e di religiosi sembra profondamente radicata in questo
tipo di stampa. Si tratta di diverse interpretazioni sul fatto
che il dio di Abraham/Ibrahim e di Jacob/Jakov/Jakub ha percorso
un lungo cammino per poter diventare il protettore supremo degli
interessi nazionali di tribù slave reciprocamente in conflitto.
La stampa cattolica
In Bosnia Erzegovina, si possono trovare sei riviste cattoliche
importanti: Katolicki Tjednik (settimanale cattolico, pubblicato
dall'arcivescovado di Vrhbosna (Sarajevo), e delle riviste mensili
come Svjetlo Rijeci ("la Luce della parola", pubblicata
dalla provincia francescana di Bosna Srebrena), Crkva na Kamenu
["Chiesa sulla pietra", rivista pastorale e informativa
dei vescovi d'Erzegovina), Nasa Ognjista ["I nostri focolari"),
Glas Mira ["Voce della pace") e Framost. A parte Glas
Mira, bollettino di eventi di Medjugorje, e Svjetlo Rijeci, queste
riviste contengono soltanto testi compiacenti per alcune parti
politiche, in uno spirito religioso ed ultra-nazionalistico, e
trattano il periodo della Croazia indipendente (NDH) dagli anni
1940 [1]
con quasi nessuna critica.
In questo spirito, l'esempio più sorprendente è
la rivista Nasa Ognjista, pubblicata a Tomislavgrad fin dal 1971,
che riprende spesso testi della rivista fascista Hrvatski Vjesnik
["Corriere Croato"), senza alcuna critica. nei suoi
scritti i partigiani di Tito erano soltanto banditi delle foreste
e il governo Ustascia della NDH si sarebbe mostrato troppo morbido
verso di essi (Hrvatski Vjesnik, n° 3/338, mars 2007).
Certamente, i crimini innegabili commessi dai comunisti dopo la
guerra non sono affatto perdonabili. Tuttavia, ci si aspetta un
minimo di approccio critico nei confronti del governo Ustascia,
razzista e dedito al genocisio. Ma, non è così.
In questo caso, è ovvio che siamo davanti a una pseudo-storia
pericolosa, servita con incensi e vangelo.
Così, non ci si dovrebbe sorprendere leggendo in Nasa Ognjista
(n° 6/332, giugno 2006) un testo del sedicente "scriba
bosniaco" Tvrtko Gavran, che afferma che Miljenko Jergovic
e Marko Orsolic sono soltanto degli sciocchi, per avere osato
criticare il nazionalismo dell'arcivescovo Ivan Saric. L'arcivescovo
Saric, da parte sua, non ha mai trovato pertinente scrivere nulla
sulle vittime ebree. Questo clerico-fascista chiamava sempre gli
ebrei "i più grandi nemici della chiesa e dell'umanità",
e il loro boia, Ante Pavelic, un apostolo.
Il Padrone del caos
Tuttavia, l'autore di questi testi va più lontano: sotto
la benedizione del suo idolo Saric, sparge odio e intolleranza
scrivendo che "i croati della Bosnia Erzegovina sono minacciati
dagli altri due popoli che vogliono distruggerli". Per ottenere
il loro scopo, i serbi e i bosniaci si servirebbero dei croati
di debole carattere. Ugualmente, un sacerdote chiamato Marko ricorda
che le canzoni dei Led Zeppelin e dei Guns Roses non solo non
sono sataniche, ma fanno ballasre i fedeli quando pronuncia il
Pater Noster o l'Ave Maria.
L'indottrinamento psico-patologico della redazione di Nasa Ognjista
arriva fino a presentare il fondatore paranoico della teoria del
"Padrone del caos", Davor Domazet Loso, come un teorico
politico rispettabile.
Crkva na Kamenu e Framost portano, loro anche, contenuti uguali
o simili a quelli di Nasa Ognjista, tanto che non ci prenderemo
la cura di enumerarli. Quanto a Katolicki Tjednik, è vero
che i suoi redattori danno prova di una politica leggermente più
moderata. Tuttavia, un atteggiamento critico nei confronti del'arcivescovo
Saric sembra ancora lontano.
In questa rivista, non esiste nemmeno una parvenza di critica
verso il governo di terrore di Ante Pavelic. Canzoni epiche nell'onore
di Pavelic sono apparse sulle sue pagine, perché erano
"alla moda". D'altra parte, secondo la rivista, l'arcivescovo
Saric non ha pronunciato alcuna critica verso i crimini di guerra
commessi contro gli ebrei ed i serbi, "tanto era assorbito
dalla traduzione della Bibbia". Tuttavia, la traduzione della
Bibbia non ha impedito all'arcivescovo di spiegare che il popolo
ebreo era composto dai "barbari e dai criminali più
pericolosi, che hanno condotto alla nella più grande crisi
morale ed economica della sua storia".
Ecco dunque perché Katolicki Tjednik favorisce il turbo-folk
cattolico di Marko Perkovic "Thompson, che ha beneficiato
di un'intervista molto compiacente. L'antitesi assoluta di questo
clerico-fascismo si trova in Svjetlo Rijeci. Questa rivista, che
oltretutto è la rivista religiosa stampata con la migliore
qualità nel paese, riferisce esegesi bibliche nello spirito
di una cristianità aperta e umana. Purtroppo, tale concezione
resta molto rara nella stampa religiosa.
La stampa serba ortodossa
Le riviste ortodosse della Bosnia Erzegovina sono, per una grande
maggioranza, di qualità dubbia. Sola eccezione è
Pravoslavlje ("Ortodossia"), redatta e stampata a Belgrado,
ma che tratta spessi eventi della Bosnia Erzegovina. Tuttavia,
Pravoslavlje, come le altre riviste ortodosse stampate nel paese
(Dabar, Soko, Preobrazenje, Vidoslov), dà prova di una
politica innegabile. Questa stampa è interamente sprovvista
di spirito critico, e le divergenze di opinioni sono per lo più
ecclesiastiche o teologiche.
Si avrà dunque l'occasione di leggere in Pravoslavlje degli
articoli sui crimini Ustascia, bosniaci, albanesi, e le distruzioni
di chiese e su attacchi metafisici al diritto celeste dei serbi
del Kossovo. È vero che alcune accuse di crimini di guerra
appaiono qua e là, tuttavia, manca ancora un approccio
critico verso tutti i crimini che sono stati commessi sotto la
benedizione della chiesa ortodossa serba nei Balcani. Per altro,
questa rivista non è senza fascino. Tematicamente è
una rivista molto ben concepita, sebbene fondata su una politica
d'ignoranza. In altre parole, presenta una visione della religione
ortodossa per il grande pubblico.
Dabar, voce della comunità ortodossa "Dabrobosanska",
non è in alcun modo di questa qualità. Si tratta
in realtà di una serie di testi raccolti in velocemente
e senza preoccupazione dell'impaginazione. Questi testiabbondano
di difetti d'ortografia. La rivista è formata da una sessantina
di pagine in bianco e nero che riportano contenuti diversi: bollettini
di attività della Comunità, canti per bambini e
anche testi divertenti che somigliano alla proclamazione dell'Inquisizione
del XV secolo. L'esempio più oscuro del dilettantismo e
dell'indottrinamento tramite la pseudo-storia è la rivista
Soko. Riprendendo la concezione di Dabar, questo trimestrale rappresenta
il vertice della pornografia spirituale. Il massimo dell'asurdo
lo raggiunge quando il sacerdote Jovan Gardovic garantisce i fedeli
che una volta morti troveranno in paradiso Dragoljub "Draza"
Mihajlovic (capo della resistenza cetnica durante la seconda guerra
mondiale). Nella stampa religiosa ortodossa, l'eccezione è
la rivista Vidoslov. Anch'essa manca di autocritica, ma la qualità
degli articoli è sensibilmente più elevata.
La stampa islamica
L'impressione generale, quanto alla stampa islamica in Bosnia
Erzegovina, è simile a quella sulle riviste cattoliche
o ortodosse. Esigenze di concezione o di politica editoriale,
come quelle di Svjetlo Rijeci, sembrano mancare. Tuttavia, l'approccio
è serio, e la qualità dei testi migliore rispetto
alle riviste ortodosse.
Se si legge Preporod ["Il progresso" ], Saf et Novi
horizonti ["Nuovi orizzonti"), così come il trimestrale
Mualim e Kelamul’sifa' , ci si rende conto che alla fine
Preporod somiglia molto a Pravoslavlje: è infatti una rivista
molto istruttiva ma, allo stesso tempo, abbonda di prese di posizione
politiche da parte di Mustafa ef. Ceric (reis-ul-ulema della Comunità
islamica della Bosnia). Questa filosofia si riduce a un'opinione
secondo la quale i bosniaci musulmani hanno il diritto di tenere
discorsi sulla morale a tutto il mondo, ma non l'inverso. Preporod,
eccetto i testi puramente religiosi, non manca di articoli razzisti
e nazionalistici. Saf e Novi horizonti sono ancora più
radicali. Benché Saf sia una rivista wahabita, si può
a volte incocciare su un testo che ha senso. Per esempio, negli
articoli d'Amer Sulejmanagic, che si appoggia a Voltaire a ad
Adrian Renald, si può leggere una critica ben giustificata
dell'immagine dell'Islam nel mondo. Tuttavia, anche questi testi
di qualità sembrano essere sprecati dagli scritti di Fatmir
Alispahic, che si lamenta dell'Europa cristiana, dove regnano
eresie come Babbo Natale e San Valentino.
I dervisci e l'esegesi del Corano
Le pagine di Novi Horizonti non sembrano essere di migliore qualità.
Nella rubrica "istruzione", redatta da Edin Tule, si
trovano questioni come: "Avete bene situato i vostri nemici
nel vostro ambiente?" oppure " Cosa avete fatto per
screditare la filosofia occidentale e diminuire le sue influenze
nocive? Poiché quest'autore non ha precisato a quale filosofia
si riferiva, ci rimane soltanto da avanzare speculazioni. I pre-socratici?
Sant'Agostino, Dante, Jean-Paul Sartre o Friedrich Nietzsche?
L'elenco deve essere lungo.
Ecco ciò che fa la differenza tra queste riviste e Mualim
e Kelamul’sifa' , molto più importanti. In particolare,
Mualim può ben considerarsi come una "rivista educativa
islamica". Contiene non soltanto pagine eccellenti sull'esegesi
del Corano, dei saggi socio-storici e filosofici, ma anche molte
buone traduzioni di lavori di autori, religioni sia musulmane
che no. Tutto ciò contribuisce al fatto che Mualim è
una rivista molto utile per gli studenti in scienze umane.
Questo vale anche per Kelamul’sifa', rivista derviscia che
esce due volte all'anno. Dalla qualità dei testi, questa
pubblicazione somiglia più a un manuale d'università
che ad una rivista. Oltre alla sua obiettività, vuole essere
molto istruttiva.
Concludendo, quando si parla della stampa religiosa in Bosnia
Erzegovina, è molto difficile trovare una rivista che sia
capace di sviluppare un approccio critico verso la sua Comunità
confessionale, ed nei confronti delle persone che la compongono
e la dirigono.
[1]
Nezavisna Drzava Hrvatska : Stato indipendente della Croazia
tra il 1941 e il 1945, celebre per essere stato uno dei regimi
più vicini alla Germania nazista, con alla sua testa uno
dei fondatori del movimento Ustascia, Ante Pavelic [torna
su].
(autorizzazione alla riproduzione concessa)
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© 2008 - Vuk
Bacanovic

- 
traduzione in francese di Haris Hadzic
traduzione in italiano di Macondo Tre - Osservatorio sui Balcani
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